jeudi 14 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: QUAND INTERNET SOIGNE L'AMNESIE

Il ne fait pas bon d'avoir la mémoire défaillante car Internet n'est jamais bien loin pour vous la rafraîchir au cas où. Ci-dessous, un article trouvé en parcourant la toile, ce monde virtuel impitoyable. Cela dépend pour qui, notamment pour ceux qui ont des choses à cacher ou dissimuler. Il n'y a pas longtemps, en décembre 2002, un célèbre magazine panafricain écrivait ceci dans un article "La Carte maîtresse du Président", un portrait intéressant sur le Colonel Edouard Etonde Ekoto. Le moins qu'on puisse dire, c'est que certains ont besoin qu'on les aide à retrouver la mémoire. Cette fois encore, Internet l'a fait gratuitement et généreusement. Il vous reste à deviner de quels amnésiques s'agit-il ? La réponse est assez facile, voire élémentaire, comme le disait un certain Watson.

L3E




Sa fine moustache poivre et sel lui donne un air d’officier de l’armée des Indes. Et même si le colonel Édouard Etonde Ekoto a quitté l’uniforme il y a presque vingt-cinq ans, il conserve de sa carrière sous les drapeaux une rigueur toute militaire. C’est peut-être aussi pour cela que Paul Biya a choisi de le nommer à la tête de la Communauté urbaine de Douala (CUD), en avril 2001. Depuis dix-huit mois, l’hyperactif délégué du gouvernement se bat pour sa ville. Longtemps plombée par sa mauvaise réputation de frondeuse, négligée au profit de Yaoundé, l’agglomération commence à rattraper son retard sur la capitale du pays. Chantiers routiers, travaux d’assainissement, ramassage des ordures, éclairage public… les projets visant à rendre Douala plus vivable se multiplient. Pour se donner les moyens d’agir, Édouard Etonde Ekoto a réussi à décrocher un budget de 20 milliards de F CFA cette année (environ 30,5 millions d’euros), contre 8 milliards de F CFA en 2001. Ancien camarade d’école du chef de l’État, jouissant de sa confiance sans être de ses intimes, il occupe aujourd’hui un poste plus stratégique que la plupart des maroquins ministériels attribués avec calcul par l’hôte d’Etoudi. Natif de Douala, membre de l’ethnie éponyme, Etonde Ekoto, 65 ans, n’a pas été choisi par hasard. Si sa nomination tient compte de l’équilibre régional qui prévaut dans les hautes instances de l’État, le colonel est également diplômé de l’École supérieure de guerre de Paris et de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr, en France. Dans les années soixante, il est affecté dans plusieurs localités de l’ouest du pays, avec notamment pour mission de réduire la rébellion de l’Union des populations du Cameroun (UPC).

Écarté des casernes en 1972 par le président Ahidjo, qui voit en lui un trublion potentiel, Etonde Ekoto a longtemps partagé son temps entre de multiples activités associatives et l’agriculture. Sitôt à la retraite de l’armée, officiellement en 1978, il se lance dans les plantations de fruits et légumes (bananes, haricots verts, mangues, etc.) et devient, dans les années quatre-vingt, président de l’Association des producteurs et exportateurs d’ananas du Cameroun (Anacam). Membre influent du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam), il siège au conseil d’administration de plusieurs sociétés agro-industrielles, comme la Société des plantations de Nyombe-Penja (SPNP), avant de devenir, en 1999, président du Port autonome de Douala. Il n’hésitera pas, à ce poste, à tenir tête à son ministre de tutelle à propos de la gestion du terminal à conteneurs du port. Membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Etonde Ekoto héritera de la communauté urbaine de Douala à un moment pour le moins délicat. Le 23 janvier 2001, neuf jeunes gens interpellés dans le cadre d'une enquête sur le vol d'une bouteille de gaz, dans le quartier populaire de Bepanda, meurent au cours de leur détention dans les locaux du Commandement opérationnel. L’opposition anglophone en fait aussitôt des martyrs, et la ville tout entière s’embrase. Le prédécesseur d’Etonde Ekoto, Thomas Tobbo Eyoum, ne parvient pas à rétablir l’ordre. En avril, la sanction tombe : il est limogé par la présidence. Etonde Ekoto parviendra, lui, à calmer les esprits, aidé en cela par l’affaiblissement du Social Democratic Front. Le principal parti anglophone, que dirige John Fru Ndi, est d’ailleurs sorti passablement divisé des législatives et municipales du 30 juin dernier, alors que le RDPC a réalisé le grand chelem sur les rives du Wouri en conquérant les six mairies de l’agglomération et les neuf sièges de députés du Littoral. Etonde vient ainsi de faire son entrée à l’Assemblée nationale. Après avoir quitté ses plantations pour reprendre en main une poudrière de plus de deux millions d’habitants, le colonel n’a jamais été particulièrement tenté par la politique politicienne. Devenu l’une des cartes maîtresses de Paul Biya dans une région traditionnellement hostile au pouvoir central, saura-t-il résister aux sirènes de Yaoundé ?

Source: ICI

lundi 11 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: JACQUES BARRAT TACLE " L'OPERATION EPERVIER"

Jacques Barrat, promoteur de l'institut pour la promotion des sciences, de la créativité, de l’innovation et des technologies (Ipscit), n'a pas utilisé de langue de bois pour décrire la situation de corruption qui grangrène de nombreux pays Africains. Revenant sur cette réalité, samedi 19 janvier 2008, devant quelques journalistes, l'ancien conseiller de Pierre Messmer, a commenté ce qui se passe au Gabon et Cameroun. Le moins qu'on puisse dire, ces deux pays ne se pressent pas pour lutter contre la corruption, contrairement aux dires de leurs autorités.
Selon lui: "les jeunes Camerounais ont l’âme en peine parce que les ressources naturelles, économiques et financières, sont détournées par les hommes du Renouveau, pour des intérêts personnels..... L’Occident sait par exemple qu’il y a au Cameroun plus de milliardaires que dans toute la France." Avant de terminer par un constat cinglant qui provoque certainement des nuits d'insomnies en haut lieu: " Biya ne se hâte pas pour relancer l’opération Epervier parce qu’il risque mettre le grappin sur ses proches collaborateurs ". De qui se moque donc le pouvoir camerounais ?
Une chose est sûre, maintenant que l'écran de fumée d'une victoire hypothétique des Lions Indomptables à la Coupe d'Afrique s'est envolée, il ne restera plus qu'à suivre les recommandations de Jacques Barrat, qui a révélé que parmi les milliardaires camerounais, il y en a au moins une vingtaine qui sont membres ou anciens du gouvernement en place. C'est dire si l'opération dite "mains propres" n'a jusqu'ici servi que des intérêts politiciens et certaines basses manoeuvres. Manifestement, l'emprisonnement du Colonel Edouard Etonde Ekoto est bien un arbre qui ne pourra pas longtemps cacher la forêt. Comme quoi, le temps du mensonge ne dure qu'un temps.

L3E

samedi 9 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: UN HOMME D'ACTION !

Dans sa plaidoirie "oubliée" par la tribunal, Me Jean Daniel Likale rappelait à propos du Colonel Edouard Etonde Ekoto: " A défaut, je ne saurais me taire car le colonel Etonde Ekoto est tout sauf un délinquant à col blanc.Le colonel Etonde Ekoto est tout sauf un délinquant économique.Officier chevronné et héros de la pacification du pays et de la stabilisation des institutions républicaines, personne ne peut le lui dénier. Modèle de réussite sociale, cela ne peut être contesté même si des langues jeunes et ignorantes, ou des langues envieuses et jalouses trouvent toujours à redire sur sa fortune. Il suffit d'aller à moins de cent kilomètres d'ici, à Njombe-Penja-Loum pour voir de vos yeux." Lire la suite ICI
Parce qu'il a été tout dit et n'importe sur l'ancien Délégué auprès de la CUD, il n'y a rien de mieux que d'éclairer un peu mieux tous ceux qui liront, ci-dessus, ces quelques lignes de sa biographie fleuve.




Depuis 1955, des troubles graves agitent le Cameroun. Dès 1956 des jeunes camerounais choisissent après leur baccalauréat d'obtenir des bourses pour une formation d'officier. Le premier est le général Sémengué puis en 1957 le colonel aujourd'hui retraité.
C'est dans ce contexte qu'à 24 ans, Edouard Etondé Ekoto, fraîchement .sorti de l'Ecole spécial militaire de Saint-Cyr en France est appelé à pacifier le Moungo. Nommé lieutenant en juillet 1961, il commande l'escadron blindé de Nkongsamba. Promu capitaine en octobre de la même année, il prend cumulativement le commandement du sous­quartier opérationnel de Nkongsamba-Melong.
Le capitaine Etondé Ekoto n'a fini de pacifier le Moungo qu'il est appelé en sapeur pompier dans la Sanaga Maritime qui flambe sous le feu des maquisards. En juillet 1963, la capitaine Etondé Ekoto devient donc le Commandant du 1er bataillon de l'Armée camerounaise et du quartier militaire de la Sanaga Maritime à Edéa en remplacement du commandant Sémengué.
Il réussira avec l'aide du Préfet M. Biscene le ralliement des rebelles de la Sanaga Maritime parmi lesquels le célèbre Makanda Pouth-Mission terminé, il quitte Edéa en février 1964 a pied en direction de Bafang avec son bataillon, nettoyant au passage les poches rebelles de Dibombari et Mbanga.
Nommé chef de bataillon en juillet 1964, il prend le commandement du 2èm~ bataillon et du secteur militaire de l'ouest qui s'étend alors de Ndiki jusqu'à la frontière avec le Nigeria. En juillet 1967, il est nommé lieutenant colonel et part à la frontière avec le Nigeria à la tête du Groupement opérationnel pour assurer la neutralité du Cameroun dans la guerre du Biafra.

A seulement 30 ans, il devient de 1967 à 1970 Directeur de l'Ecole militaire Inter Armes du Cameroun. Il est nommé Directeur des personnels et de la formation militaire au ministère des Forces Armées à son retour de l'Ecole Supérieur de guerre et du Cours Supérieur Interarmées en 1972.
L'ascension fulgurante, les hauts faits et l'indéniable du colonel Etondé Ekoto dans l'armée camerounaise peuvent être décriés par ses détracteurs mais ne sauraient être niés. Il a été et demeure l'un des plus brillants officiers qui ait porté et défendu les couleurs du pays qui lui est si cher. Des renseignements détaillés sur sa carrière militaire peuvent être aisément recueillis auprès de sources aussi bien officielles que personnelles (dont nous-mêmes), si tant est qu'on le désire. Tant il est vrai que d'aucuns n'apprécient guère que ses mérites soient évoqués et mettent tout en œuvre pour le vilipender. Mais les faits sont têtus!
Lorsqu'il quitte l'armée en 1976, Etondé Ekoto devient Directeur Général de l'Office Nationale de Participation au Développement (ONPD). A sa tête pendant deux ans, il a su inzuffler le culte du travail de la terre, la fierté de l'agriculture à des milliers de jeunes camerounais désoeuvrés ou indécis, des villes comme des villages. Et il a fait bien des émules, démontrant sans complexe qu'un serviteur de l'Etat peut se « salir les mains », et avec fierté que la fable du « laboureur et ses enfants » peut se révéler une réalité.
A la retraite par anticipation en 1978, il se reconvertit tout naturellement dans l'agriculture. Il a crée plusieurs exploitations agricoles (ananas, cacao, fruits et légumes, fleurs) et exporte petit à petit ses productions. Il fonde aussi le Groupement des producteurs d'ananas du Cameroun (Anacam) et le groupement des producteurs des fruits et légumes (Gropefel). Avec lui, le monde exportateur paysan s'organise donc pour faire face au marché mondial. Sa renommée s'étend rapidement au-delà des frontières du pays. Tant et si bien qu'il devient en 1984 le vice-président du COLEACP (Comité de liaison Europe, Afrique, Caraïbes et Pacifique), une organisation visant à promouvoir les fruits tropicaux, légumes de contre-saison, fleurs, plantes ornementales et épices. Fonction qu'il occupera jusqu'en 92, l'année où il en est élu président et le restera jusqu'en 2004.
Ce succès dans ses affaires lui a assuré des revenus confortables et l'a mis à l'abri des besoins élémentaires.

L3E

jeudi 7 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LA PLAIDORIE IGNOREE PAR LA TRIBUNAL


Lors du verdict "politique" sur l'affaire du détournement de fonds au PAD, qui a condamné le Colonel Edouard Etonde Ekoto à 15 ans de prison, il y a une plaidoirie qui a particulièrement marqué tous ceux qui étaient présents ce jour là au Tribunal de Grande Instance de Douala, capitale économique du Cameroun, c'est celle de Me Jean Daniel Likale. Bizarrement, elle est complètement passée sous silence puisqu'elle n'a pas été reprise par la presse locale, dans son ultra-grande majorité, 99%, ce qui n'est pas une surprise quand on sait combien celle ci a participé à la campagne de calomnie et de diabolisation massive de l'ancien délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala.
Plus étrange encore, cette plaidorie, comme l'a si bien relevé le quotidien Le Front du 13 décembre, a été ignorée par le Tribunal, confirmant s'il en était besoin que tout était joué d'avance. Il n'empêche que dans son plaidoyer, Me Jean Daniel Likale, avocat au barreau du Cameroun, a démontré comment la justice était instrumentalisée à des fins politiciennes; comme le découvrent au fur et à mesure les camerounais. Si même le quotidien Mutations du 21 novembre 2007, qu'on ne peut pas soupçonner d'avoir des accointances avec le Colonel Edouard Etonde Ekoto, a trouvé cette plaidoirie un peu fleuve, 2h36, lire la conclusion, ci dessous, avant d'ajouter qu'elle n'était pas lassante, mais très instructive, on ne doute pas que peuple bientôt découvrira qu'il a été complètement berné sous couvert d'une opération "mains propres".

L3E

Monsieur le Président,

Honorables membres du Tribunal ;

Le parquet, sans abandonner l'accusation, a requis de manière absolue la condamnation.

Il a requis comme s'il n'avait pas assisté au déroulement des débats.

Le parquet a requis comme si les débats qui se sont déroulés devant vous n'étaient pas nécessaires.

Il s'agit d'un réquisitoire sans appel, un réquisitoire échafaudé de faits et chiffres défigurés ;

Et cet échafaudage ne peut que tomber en ruine et à la lumière de la force de l'argumentaire de la défense qui a su détruire, fragiliser toutes les charges, lesquelles ne revêtent aucun caractère pénal.

Le ministère public a ainsi requis parce que dit-il, c'est pour la première fois qu'une juridiction aura à juger un ancien ministre, un député de la nation et ancien délégué du gouvernement et que cette affaire revêt un caractère d'une exceptionnelle gravité en raison de la personnalité de certains accusés.

Le ministère public a ainsi requis parce que dit-il cette affaire revêt un caractère d'une exceptionnelle gravité en raison non seulement de la personnalité de certains accusés mais aussi des chiffres étant donné que cette affaire occupe la deuxième place en terme de chiffre.

Eh bien moi je vous demande s'il est juste de condamner un innocent parce qu'on lutte de manière acharnée contre la corruption et le détournement ;

Est-il juste de condamner un homme parce qu'on a accolé à son nom des chiffres cousus de toutes pièces ;

Est-il juste de condamner un citoyen parce qu'il est une personnalité ;

Est-il juste de condamner pour condamner parce qu'il faut un avertissement ;

Décidemment, le Cameroun a horreur de l'émergence d'autres personnalités, et c'est ce qui semble justifier cette lutte acharnée menée contre le colonel Etonde Ekoto sous le couvert de lutte contre la corruption et le détournement.

Qui est cet Homme? Qui est le colonel Etonde ?

J'avoue que je ne suis pas la personne qui devrait vous parlez de Lui.

Né dans la deuxième moitié de la décennie soixante, au moment où il était déjà officier, je pense qu'il y a mieux placé que moi pour en parIer.

A défaut, je ne saurais me taire car le colonel Etonde Ekoto est tout sauf un délinquant à col blanc ;

Le colonel Etonde Ekoto est tout sauf un délinquant économique.

Officier chevronné et héros de la pacification du pays et de la stabilisation des institutions républicaines, personne ne peut le lui dénier.

Modèle de réussite sociale, cela ne peut être contesté même si des langues jeunes et ignorantes, ou des langues envieuses et jalouses trouvent toujours à redire sur sa fortune. Il suffit d'aller à moins de cent kilomètres d'ici, à Njombe-Penja-Loum pour voir de vos yeux.

Le colonel quant à lui est toujours débout, toujours à l'oeuvre. Tout ce qu'il a acquis résulte de son travail. Il a su très vite retrousser ses manches comme tout bon militaire en action, et c'est ce qui lui vaut Ie rayonnement tant envié par ses détracteurs.

Notre pays est malgré les ressources humaines et naturelles dont il regorge, miné par le vice, je voudrais dire, le virus de l'envie, qui fait en sorte que ce potentiel humain ne met plus son intelligence au travail, au travail bien fait mais aux calomnies, aux ragots et à la médisance.

Au début de ma plaidoirie, je vous ai dit que cette affaire est un procès dirigé contre une personnalité bien connue des quartiers militaires et des milieux d'affaires nationaux et internationaux.

Je vous ai dit que c'est une affaire dirigée contre l'un des héros de la pacification de ce pays et contre un des modèles de la réussite sociale. Tout le monde passe depuis 1993 devant son hôtel particulier qu'il habite.

Je vous ai enfin dit que la République a traduit devant vous l'une des plus hautes personnalités qui a fait et fera l'histoire du Cameroun de toujours pour reprendre l'expression du Professeur Guiffo, titre de son livre où figure en bonne place le colonel Etonde Ekoto.

Personnalité militaire, le colonel Etonde compte parmi les tous premiers camerounais à intégrer sur concours l'école spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidam d'où il sort officier.

Rentré au Cameroun, il est directement appelé sur la ligne de front pour pacifier le Moungo, puis la Sanaga Maritime dans le Littoral, ensuite l'Ouest et le Nord Ouest du Cameroun. Il a 24 ans et à cet âge, il n'a pas eu, comme on dit chez nous, le temps de jouer la vie.

Il s'agit d'un homme qui n'a pas connu de répit car à chaque fois qu'il y avait des remous quelque part, il répondait présent, il y était envoyé en sapeur pompier et c'est par amour de son pays qu'il a également réussi à garantir la neutralité du Cameroun dans la guerre du Biafra (Nigeria) en 1967. L'élite de ses compagnons d'armes partageait ses idéaux et pouvait en attester.

A seulement 30 ans, il devient de 1967 à 1970, Directeur de l'Ecole militaire Inter Armes du Cameroun. Il est nommé Directeur des personnels et de la formation prémilitaire au ministère des Forces armées à son retour de l'Ecole Supérieur de guerre en 1972. Enfin, il quitte sa riche carrière militaire en 1976 avec le grade de Colonel au motif inavoué qu'il inquiétait le pouvoir de Yaoundé. Ses performances tant sur le terrain au Cameroun. qu'à Saint-Cyr et à l'Ecole Supérieure de Guerre inquiétaient l'autorité politique surtout quand on sait qu'au moment où il est mis à la retraite par anticipation et nommé directeur de l'Office National de Participation au Développement, les caporaux renversaient dans certains Etats africains des régimes et s'installaient au pouvoir.

Un ancien Ministre qui l'a connu et travaillé avec lui vers les années 60 me dira un jour que cet homme que tu défends est un militaire avec grand M…, il a rendu d'énormes services à l'Etat et à la nation au risque de sa propre vie... S'il y a la paix aujourd'hui, il y a beaucoup contribué...

C'est cet officier supérieur, pétri dans le moule de l'honneur et de la fidélité, c'est cet officier supérieur qui a rendu des services inestimables à la nation qu'on a traduit devant vous pour des ragots ;

C'est de l'Onpd qu'il s'oriente vers la vocation d'agriculteur.

Retraité, il se reconvertit de manière circonstancielle à l'agriculture son second amour. Sur le front du monde paysan, il démontre sans complexe que la terre est un trésor pour le Cameroun et qu'elle a toute sa place dans le dessein économique de l'Etat. C'est ainsi qu'il a réveillé et organisé le monde paysan camerounais en groupements divers de producteurs et d'exportateurs en l'introduisant sur la scène internationale. En effet, c'est ce qui vaut au regroupement Agrocom la reconnaissance d'utilité publique consacrée par Décret présidentiel de 1995.

Son engagement dans l'agriculture fera de lui un modèle de succès dans ce secteur d'activité et cela lui vaudra une reconnaissance internationale lorsqu'il sera porté à la tête du Coleacp (c'est-à-dire du Comité de Liaison Europe-Afrique-Caraïbe-Pacifique qui est en charge de la promotion des fruits tropicaux, légumes de contre saison, fleurs, plantes ornementales et épices), comme Vice président de 1984 à1994 puis comme Président de 1994 à 200l, fonction qu'il quitte en raison de sa nomination comme Délégué du Gouvernement. Soit 17 (dix sept années) consécutives et entières de responsabilité sur le plan international sans qu'on ne lui reproche quoi que ce soit ou qu'il ne fasse l'objet de calomnies. C'est ainsi que depuis 1997, il est membre du bureau du Gicam, le Groupement Inter patronal, le Medef du Cameroun.

Le colonel Etonde Ekoto a la notoriété qu'il arbore aujourd'hui en vertu de ses qualités et de ses mérites. Il n'est certes pas un ange, mais c'est un homme qui a travaillé pour mériter le standing de vie sociale qui fait beaucoup de jaloux dans notre triangle national.

Rappelé aux affaires publiques à 62 ans par sa nomination comme PCA du Pad le 08 octobre 1999, soit 21 années passées hors des activités de l'Etat, avec pour mission : la réussite de la réforme portuaire qui à elle seule représentait 40% du point d'achèvement, nous ne pensons qu'il ait failli puisque la réforme a été conduite avec succès et le point d'achèvement atteint. Parallèlement, il assurera l'intérim de PCA de la Sic de 2002 à 2006.

Il occupera ensuite le poste de Délégué du Gouvernement près la Communauté Urbaine de Douala avec pour mission d'assainir la ville. Tous les grands chantiers de la ville de Douala, sont n'en déplaise à ses détracteurs, l'œuvre de cet Homme qui a eu le mérite de planifier l'assainissement et l'urbanisation de la ville en négociant et obtenant auprès des institutions internationales les financements nécessaires à la réalisation de tous les projets en chantiers aujourd'hui. Il lui sera interdit de prendre la parole comme c'est l'usage le jour de son départ de la Cud. Qu'aurait-il dit ?

Si l'exécution de ces travaux a été retardée, le peuple ne saurait le lui imputer car ce n'est pas lui qui tient la caisse de la Cud. C'est à cause de la lourdeur des procédures d'appel d'offre. Pour qu'un appel d'offre aboutisse, il faut attendre environ quatre ou cinq ans au Cameroun et cela n'est pas pour faciliter l'exécution des projets et partant le développement d'un pays. Cette lourdeur ne peut que favoriser l'expansion de la corruption et tous maux qui minent notre pays.

Choisi comme chef de file, ces missions électorales successives à Douala ont été également menées avec succès. Et c'est un Député du Wouri de la législature passé que vous avez curieusement et injustement devant la barre. Président des commissions provinciales, départementales et communales de la dernière campagne présidentielle, c'est un cas unique dans le pays.

Aujourd'hui à 70 ans le combat n'est pas fini. Le voici de nouveau au front pour une mission nouvelle : celle de la manifestation de la vérité, la manifestation de la Justice. Cette ultime mission pourrait, devrait, comme toutes les autres, être menée à bien. Pour la plus grande édification de notre pays en quête de Droit, de Justice et de Vérité. Alors, en dévoué serviteur de la Nation, il pourra enfin prendre sa retraite, car la relève est là prête à porter haut, très haut le drapeau de notre pays. Relève à qui il a essayé de transmettre ces valeurs qui sont les siennes : Travail, Rigueur et Mérite.

Sous la pression, dans un contexte de tensions, il est toujours plus aisé de suivre le courant plutôt que de s'y opposer .En l'occurrence, il est plus simple, semble-t-il, et aussi plus tentant, de calomnier, d'humilier, de déshonorer le colonel Etonde Ekoto Edouard. Il peut même aujourd'hui paraître correcte de condamner cet honnête citoyen, ce vrai patriote et haut commis de l'Etat, en se cachant sous le parapluie du « je ne fais qu'obéir aux ordres » pour se dédouaner ou apaiser sa conscience.

Ceux qui furent appelés au procès de Nuremberg, eux aussi ne faisaient qu'obéir. Au bout du compte, la gloire, le mérite ou le plaisir qu'ils avaient pensé en tirer furent non seulement éphémères et avilissants mais en plus la honte, le déshonneur et le jugement de l'histoire rejaillirent sur eux et leur progéniture et ne les quitteront plus.

Bien avant eux, un autre homme qui avait le pouvoir de faire le bon choix, de faire le bien et de ne s'en tenir qu’à la Justice a choisi au contraire -sous la pression, même s'il connaissait au fond de son cœur la vérité- de se laver les mains, de donner en pâture au peuple l'homme qui n'avait rien fait. Son nom est tristement et définitivement célèbre : Ponce Pilate.

Deux mille ans plus tard, aujourd'hui, ici à Douala, c'est une histoire similaire qui se joue dans cette salle, devant ce tribunal, en présence de témoins, et surtout sous le regard scrutateur et impartial de l'Histoire elle-même. Que retiendra-t-elle ? Une mascarade de la Vérité envers et contre tous ? Envers et contre le colonel Edouard Etonde Ekoto ?

Porter atteinte à son honneur pour un forfait qu'il n'a pas commis, c'est déshonorer cette armée dont il a formé la plupart des hauts cadres et qui voit en lui leur modèle.

Porter atteinte à son honneur pour un forfait qu'il n'a pas commis, c'est désavouer tous les modèles de réussite sociale. Voyez-vous, ses amis ont envoyé un témoin qui rapportera les faits.

Porter atteinte à son honneur, c'est décourager ceux qui sont soucieux comme lui de bâtir ce pays.

La justice ne doit pas être un instrument au service des intérêts égoïstes et mafieux ;

La justice ne doit pas être instrumentalisée.

Si nous voulons bâtir une démocratie digne des grandes démocraties du monde, ce n'est pas en instrumentalisant la Justice.

Je plaide donc non coupable, je plaide l'acquittement.

Je plaide l'acquittement parce que je suis convaincu (au terme de ces débats) de l'innocence du colonel Edouard Etonde Ekoto.

Je plaide l'acquittement parce que je suis convaincu que vous aurez le courage, Monsieur le Président, Honorables membres de la collégialité, de dire le droit et de rentrer dans l'Histoire.

Je suis convaincu que vous allez rentrer dans l'Histoire parce que vous aurez rendu dans cette affaire une décision juste.

Et ce n'est qu'en rendant une décision juste, Monsieur Ie Président, Madame et Monsieur du Tribunal, que vous resterez en paix avec votre conscience.

Me Jean Daniel Likale

(Le Front n°244 du 13 Décembre 2007)




mardi 5 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: ESPOIR ET JOURNALISME



Au Cameroun, des journaux d'opinion, c'est à dire libres dans leur ligne éditoriale, il faut se lever tôt pour en trouver, comme vous l'avez remarqué à travers le procès de PAD. Mais il semble que cette réalité inquiétante pour l'éclosion de démocraties en Afrique ne concerne pas uniquement le pays des Lions Indomptables, lesquels ont remporté leur défi face aux Tunisiens, en Quart de finale de la coupe d'Afrique des Nations au Ghana. Le cas de "Jeune Afrique", du Bi-mensuel panafricain, n'en apporte t-il pas la preuve ? Bref, dans une environnement où la presse est à plat ventre devant le pouvoir politique, il reste tout de même une lueur d'espoir quant à l'existence de journaux libres et objectifs dans leur couverture des actualités, enquêtes et autres sujets d'information. C'est notamment ce que tendent à démontrer une Journaliste comme Suzanne Kala Lobé, du quotidien " La Nouvelle expression", et les journalistes de ce média en ligne "Jourquodidien.info" ,qui ont relayé une information importante pour la compréhension du verdict "politique" ayant condamné le Colonel Edouard Etonde Ekoto, à savoir que ce dernier n'avait même pas vu la couleur des billets de 20 millions relatifs aux primes alloués par le conseil d'administration du PAD. Force est de constater que la presse camerounaise dans sa grande majorité, 99%, a passé sous silence cette information. Pourquoi ? La réponse coule de source,il fallait un arbre pour cacher la forêt.
Cette fois encore, le journaliste Patient Ebwele du "Jourquotidien.info", à la différence des autres médias locaux, consacre un article qui relate objectivement la vie du Colonel Etonde Ekoto en prison. Il en ressort qu'il n'est pas prêt d'être abattu malgré la volonté de l'humiler que manifeste le pouvoir camerounais. Mais encore, et cela n'est pas fait pour rassurer ceux qui préparé méticuleusement son incarcération sous prétexte d'une opération "mains propres", il reste cet homme charismatique et très serein, qui sait très exactement pourquoi il se retrouve dans une prison, lui qui a toujours été très attaché à la stabilité de son pays, comme ce fut, par exemple, le cas lorsqu'il
contribua à rétablir le pouvoir du Président de la République en poste destabilisé par une tentative de coup d'état. C'était en 1984, il n'y a pas si longtemps que ça. C'est dire si l'amnésie et l'ingratitude sont devenues la devise du pays des "Lions Indomptables".

L3E

samedi 2 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: "JEUNE AFRIQUE" ET LE "GIROUETTISME"


arton5555.jpg

Une girouette, ça tourne toujours dans le sens du vent. Ce ne sont pas les dirigeants du Bi-mensuel Panafricain "Jeune Afrique" qui vous diront le contraire. Dans le billet
commentant leur refus de publier le "droit de réponse" envoyé par Me Mbongo Bwamé, avocate du collectif qui défend les intérêts du Colonel Edouard Etonde Ekoto, vous pouviez vérifier par vous même toute la duplicité des responsables de "Jeune Afrique". Pour cela, il suffisait simplement de lire l'article rédigé par la journaliste, Marianne Meunier, qui ne faisait que reprendre les informations véhiculées par le pouvoir camerounais: " Parce qu’il n’était plus admissible que le Cameroun figure systématiquement en tête des classements des États les plus corrompus de la planète ; qu’il était notoire que le PAD était la vache à lait de quelques-uns au détriment du plus grand nombre ; et que la Banque mondiale et le FMI ont exercé sur elles de fortes pressions, les autorités camerounaises se sont résolues à ouvrir la chasse à la corruption". Le moins qu'on puisse dire, ce n'est pas du journalisme mais plutôt de la courtisanerie. Facteur aggravant, la complaisance s'ajoute au refus de se déjuger par rapport à l'article qui chargeait le Colonel Edouard Etonde Ekoto.

Par conséquent, l'on en déduit que, non seulement "Jeune Afrique" ne veut pas déplaire au pouvoir camerounais en publiant le "droit de réponse" qu'il a reçu, mais en plus, il fait bien partie de ces "journaux" qui vont à la soupe quand ça les arrange. En clair, Béchir Ben Yamed et François Soudan (dirigeants du Bi-mensuel) sont de vrais retourneurs de veste, d'où cette dédicace d'une chanson sur mesure "L'opportuniste" de Jacques Dutronc. Pour durer, ils ne se compliquent pas inutilement la tâche: ils retournent toujours leurs vestes du bon côté du pouvoir. C'est une recette très "efficace", comme le démontre l'article du journaliste Alex Gustave AZEBAZE, ci-dessous, sur les financements qu'accordent généreusement les Omar Bongo, Sassou N'Guesso, Eyadema, Hassan II et autres potentats Africains au Bi-mensuel panafricain "Jeune Afrique". Après ça, on comprend mieux le sort réservé au "droit de réponse" du Colonel Edouard Etonde Ekoto.

"On savait sans doute que la presse panafricaine de Paris se débrouille pour mériter son rang. Mais les chiffres que publie “ Le gri-gri International ” révèlent une réalité où le racket publicitaire des Etats côtoie une corruption rampante de Jeune Afrique L’Intelligent, le plus important de ces médias, par les gouvernants africains douteux. L’affaire fait grand bruit dans le petit monde médiatico-politique de la Françafrique. C’est que dans son édition du 10 mars 2005, l’équivalent africain du “ Canard enchaîné ”, le bien nommé “Le gri-gri International ” a révélé les opérations financières, à la lisière de la corruption, de “Jeune Afrique” devenu “l’Intelligent ” dans la plupart des pays de l’Afrique francophone...." Suite de l'article ICI

L3E

vendredi 1 février 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: DE QUI SE MOQUE DONC BECHIR BEN YAMED ET FRANCOIS SOUDAN ?

http://www.journaux.fr/images/revues/M2939H.jpg

Le Bi-mensuel panafricain "Jeune Afrique" confirme l'adage qui veut qu'il soit plus facile de salir quelqu'un que de laver son honneur après l'avoir calomnié par voie de presse.Dans son article "Douala, la chasse continue", Marianne Meunier, la journaliste ou correspondante, écrivait sans aucune retenue: " Parce qu’il n’était plus admissible que le Cameroun figure systématiquement en tête des classements des États les plus corrompus de la planète ; qu’il était notoire que le PAD était la vache à lait de quelques-uns au détriment du plus grand nombre ; et que la Banque mondiale et le FMI ont exercé sur elles de fortes pressions, les autorités camerounaises se sont résolues à ouvrir la chasse à la corruption".
Or, comme l'a rappelé Maître Martine Mbongo Bwame dans son droit de réponse adressé au magazine Jeune Afrique : " la déclaration de culpabilité d'Edouard ETONDE EKOTO ne procède d'aucun fait établi, mais bien au contraire, les deux chefs d'accusation retenus pour sa condamnation sont clairement ressortis dans le jugement comme ne participant d'aucun fait à lui imputable." L'évidence est là, le Bi-mensuel "Jeune Afrique" devait rectifier le tir, c'était la moindre des choses à attendre de lui. Force est de constater qu'il n'en sera rien, loin de là. C'est bien ce démontre le "Droit de réponse " paru dans le numéro 2455. (page 97, pour ceux qui achèteront l'édition dans les kiosques)

Suite à l’article intitulé « Corruption. À Douala, la chasse continue » (J.A. n° 2449, page 24), nous avons reçu un droit de réponse de maître Martine Mbongo Bwane, avocate du colonel Édouard Etonde Ekoto, dont nous publions ici les principaux éléments.
« Le jugement dont votre article est censé donner le compte-rendu n’étant pas définitif comme frappé d’appel à ce jour, l’affirmation péremptoire “le flamboyant Edouard Etonde Ekoto devrait passer en prison les quinze prochaines années” pourrait paraître insidieuse en l’état. […] Votre article met en avant le préjudice allégué pour l’État à
40 milliards de F CFA […] et omet […] de dire que, dans le verdict, à peine 12 milliards […] sont retenus. […] Tous les procès en cours ne portent aucunement sur la lutte contre la corruption qui procède de l’article 134 du code pénal camerounais. Celle-ci n’est encore visée à ce jour par aucun procès […] .»
Le moins qu'on puisse dire, et le mot n'est pas assez fort, "Jeune Afrique" se moque ouvertement du Colonel Edouard Etonde Ekoto. Normal, disent certains, la girouette tourne systématiquement dans le sens du vent. Décidément, Béchir Ben Yamed et François Soudan sont bien en phase avec les despotes non éclairés qui oppriment leur peuple en Afrique. Pitoyable !
Leur retournement de veste est remarquable, il mérite bien une dédicace spéciale, à travers cette chanson "L'opportuniste" de Jacques Dutronc.

L3E