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lundi 18 avril 2011

POURQUOI LA CHUTE DE LAURENT GBAGBO EMBARRASSE T-ELLE PAUL BIYA ????

Il y a quelques semaines, à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance du Cameroun, le président ivoirien déchu honorait l'invitation de son " frère" camerounais, Paul Biya. Depuis, malgré la chute retentissante et pathétique du couple Gbagbo, le pouvoir camerounais reste étrangement silencieux, un peu comme s'il goûtait peu le changement démocratique qu'incarne le nouveau gouvernement d’Alassane Ouattara. Paul Biya aurait-il peur d'un syndrôme ivoirien ? Redouterait-il que son régime qui s'éternise au grand dam des camerounais se termine dans la boue, voire dans une chambre d'Hôtel, à la manière de l'ancien homme fort d'Abidjan ? Ce qui est sûr, c'est que le vent de la démocratie souffle au point de provoquer des inquiétudes chez les présidents à vie du continent Africain. Et le silence de M. " Opération Epervier" en dit long sur son embarras devant le changement.


L3E


vendredi 11 février 2011

HOSNI MOUBARAK DEFAIT UN 11 FEVRIER.....JOUR DE LA FÊTE DE LA JEUNESSE CAMEROUNAISE

Au dix-huitième jour de la révolution égyptienne, Hosni Moubarak a abandonné la présidence égyptienne, victime, comme Ben Ali,(vidéo n°1) de la révolution démocratique qui menace de tout emporter sur son passage. Aussitôt, des cris de joie ont fusé des millions de personnes qui manifestaient dans les rues du Caire, dont plus d'un million qui assiégeaient le Palais présidentiel et fraternisaient avec l'armée.
L'Égypte "ne sera plus jamais la même" car le peuple a parlé et réclame "une démocratie authentique", a déclaré vendredi le président américain dans une allocution très attendue. "Les Egyptiens nous ont inspirés", a poursuivi Barack Obama, soulignant que le monde venait de voir se tourner une véritable page d'histoire avec le départ de Hosni Moubarak.(Vidéo n°2)
Une journée historique pour le pays des pharaons, se félicite Abdelaziz, habitant du Caire joint par Europe 1.(Vidéo n°3)
Que le dictateur égyptien ait quitté le pouvoir un 11 février, jour de la fête de la jeunesse au Cameroun, ne manquera pas de donner quelques idées aux camerounais. Après tout, Paul Biya n'est-il pas le Hosni Moubarak local? Ne règne t-il pas sans partage depuis plus de 25 ans ? Et n'est-il pas sur le point de se maintenir au pouvoir en recourant à une réforme constitutionnelle? Moubarak-Biya....même combat ?
Gageons que Wyclef Jean, l'emblematique chanteur haïtien, écrira aussi une chanson pour fêter la prochaine victoire démocratique du peuple camerounais.(Vidéo n°4)


L3E





"C'est un jour historique en Egypte"
envoyé par Europe1fr. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

vendredi 7 août 2009

PAUL BIYA BIENTÔT LÂCHE ????

Paul Biya est-il toujours en odeur de sainteté au Chateau de l'Elysée? Les opposants au régime honni manifestaient contre la visite en France de l'homme de "l'opération Epervier", il y a à peine deux semaines. On apprend, dans un article très ironique, paru ICI, que Paul Biya aurait bu "du vin au Karcher" lors de sa courte escapade à Bordeaux. Crime de lèse majesté pour celui qui revendiquait le titre de "meilleur élève de la France". Faut-il rire ou en pleurer ?
En tout cas, si la France se décidait enfin à lâcher son poulain, ce serait déjà une lueur d'espoir pour tous ceux, à commencer par le Colonel Edouard Etonde Ekoto, qui n'en finisssent plus de subir l'arbitraire de l'ancien séminariste, voir vidéo propagande officielle
ICI. Comme quoi, les voies du seigneur sont parfois insondables.

L3E




samedi 28 mars 2009

OMAR BONGO ET SASSOU N'GUESSO, DEUX DESPOTES UNIS DANS LA DOULEUR !

Les dictateurs Africains peuvent pleurer ? C'est la leçon à retenir de cette photo d'un Denis Sassou N'Guesso, tiran sanginaire du Congo Brazaville, reconfortant son homologue gabonais, Omar Bongo, que l'on ne présente plus après 50 au pouvoir, endeuillé par la disparition de sa dernière épouse, Edith Bongo, née Sassou N'Guesso, voir photo du couple ICI. Les deux despotes sont plus que jamais unis ans le douleur, ce qui donne cette image insolite, celle du beau père prenant son beau fils, plus âgé que lui, dans ses bras. ICI
C'est beau des hommes qui pleurent, même si l'on aurait aimé qu'ils le fassent également en pensant à toutes leurs milliers de victimes, à ses familles endeuillées et à tous ces opposants disparus au nom de la "sécurité publique". "On ne peut pas dire "bien fait" et se réjouir quand quelqu'un perd son enfant, quelles qu'aient été les méfaits de ce quelqu'un", affirme un internaute sur
le site grioo.com
Qu' à cela ne tienne, en voilà une photo qui devrait faire réfléchir d'autres autocrates qui martyrisent tous ceux qui contestent leur autorité, n'hésitant pas à créer des "opérations mains propres" pour faire emprisonner leurs adversaires politiques. N'est-ce pas M. Biya ?

L3E








vendredi 20 mars 2009

MADAGASCAR: ANDRY RAJEOLINA,PETIT SOLDAT DE LA FRANCAFRIQUE !

La fable du jeune maire d'Antananarivo qui se lance à la conquête du pouvoir au nom de la défense des intétêts du peuple malgache a fait long feu. Il fallait croire au père Noël pour voir en l'opposant Andry Rajoelina, 34 ans, l'instigateur d'une révolution populaire ayant poussé à la démission le président malgache Marc Ravalomanana.
Manifestement, L'UA, l'union Africaine, n'a pas cru un seul instant à l'histoire du "robin des bois" à la sauce malgache. Et pour cause, l'ancien maire alias TGV, en référence à sa volonté de parvenir très rapidement au sommet de l'Etat,
est parvenu à ses fins par des moyens illégaux.Or, si l'Afrique est également un berceau des coups d'Etat et de despotes mal éclairés, il n'en demeure pas moins vrai que le président démissionnaire a été élu, chose rare dans ce pays, démocratiquement lors de la dernière élection présidentielle.
Autrement dit, Andry Rajoelina, qui s'est autoproclamé président ce week-end, affirmant avoir été nommé à la tête d'une "haute autorité de la transition" par les partis d'opposition, s'est bien appuyé sur le soutien de l'armée. C'est bien cette réalité, qui n'a rien d'un conte de fées, que condamne l'Union Africaine. Le président du Conseil de sécurité et de la paix de l'UA
Bruno Nongoma Zidouemba a déclaré que "le Conseil a donné six mois à Antananarivo pour organiser des élections. Si le gouvernement ne se plie pas à cette injonction, l'UA envisagera alors d'imposer des sanctions contre les dirigeants malgaches."
A Washington, le département d'Etat a également jugé "non démocratique" ce changement du pouvoir à Madagascar, alors que la France, elle, "poursuivrait son aide, même si elle a jugé trop long le délai de deux ans pour organiser des élections", a affirmé le Quai D'Orsay. Et si ce coup d'Etat profitait plus que tout à la France ?
Il n'y a pas le moindre doute la dessus, comme l'expliquent Denis Alexandre et Yvan Combeaux, du Centre de recherches sur les sociétés de l'océan Indien: "Ravalomanana nourrissait, comme beaucoup, de la francophobie et une sympathie pour ce qui est américain. Il gardait rancune à la France de ne l'avoir pas soutenu (contre Rastiraka) en 2002. Des marchés publics ont échappé aux Français, au profit des Allemands, des Américains, des Chinois. Le conflit avait éclaté au grand jour, en juillet, avec le rejet de l'ambassadeur désigné par Paris. De là vient le soutien de la France à Rajoelina. Ce n'est pas un hasard, le nouvel ambassadeur de France est arrivé à Antananarivo le jour où il prenait le pouvoir. Et l'épouse de Rajoelina se trouvait dans le même avion." Comme quoi, quand l'ancienne métropole coloniale ne soutient pas ses dinosaures, Biya, Bongo, Sassou N'Guesso et d'autres, elle prépare la relève.

L3E


Coup d'état à Madacasgar [news] Fr2 140309
envoyé par ReadyHdFull



Andry Rajoelina, manipulateur et destructeur de la nation
envoyé par webmalagasy

mercredi 18 mars 2009

LE PAPE BENOIT XVI ET PAUL BIYA, UNE UNION SACREE CONTRE L'AFRIQUE !

2 mois après le dernier billet, le blog 3E reprend du service. Et pour un retour, on ne pouvait pas rêver mieux que de parler de la visite controversée du souverrain pontife au Cameroun. Quelle histoire !
Le pape Benoît XVI, arrivé mardi au Cameroun pour son premier voyage en Afrique, n'a pas mis du temps à s'acclimater, voire même à se sentir comme chez lui, dans un pays où la progression des adeptes du catholicisme est importante.
D'abord, le commandeur des croyants a choqué par
ses propos sur le préservatif tenus à bord de l'avion qui le transportait à Yaoundé: "la distribution du préservatif aggrave le problème de cette pandémie dévastatrice pour l'Afrique au lieu de le résoudre", a t-il affirmé sans aucune compassion à l'égard des milliers de camerounais qui ont eu le malheur d'être infectés par le VIH. Faut-il rappeler à sa sainteté qu'au moins 1 million de camerounais ont contracté le virus du SIDA ? A moins qu'au Vatican l'on interprète cette réalité comme une sentence divine?
Ensuite, le pape Benoît XVI a mis en garde les Africains contre
"tout particularisme ou tout ethnocentrisme excessif", dans un discours aux évêques camerounais réunis dans une église de Yaoundé. Autrement dit, comme à l'époque des "croisades civilisationnelles", seules les missionnaires chrétiens peuven sauver les "âmes des Africains", d'où l'exhortation à résister à "la diffusion des sectes et des mouvements ésotériques et (à) l'influence croissante des formes de religion superstitieuses, ainsi qu'au relativisme".
Ce qu'il faut retenir de cette mission civilisatrice du pape au Cameroun, c'est qu'elle n'aurait pu se faire si ce pays ne connaissait pas un vide institutionnel absolu. Comme on dit, c'est l'occasion qui fait le laron. A preuve, pendant que
les médias internationaux , les associations de lutte contre le SIDA et de nombreuses personnalités politiques fustigent "l'obscurrantisme assumé" du gardien de la doctrine de l'église, le monarque camerounais, par ailleurs ancien séminariste, savoure la présence d'un invité de plus en plus infréquentable. "Aller dire en Afrique que le préservatif aggrave le danger du sida, c'est d'abord une contrevérité et c'est inacceptable pour les populations africaines et pour tout le monde", a déclaré l'ancien premier ministre et maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé. Quant à Daniel Cohn-Bendit, député européendes Verts et ex-leader des mouvements de mai 68, il a estimé que les propos du pape constituaient "presque un meurtre prémédité". "Il y en a assez maintenant de ce pape".
Comme quoi, le Vatican peut appeler à l'auto-destruction des Africains, ça ne dérange pas au sommet de l'Etat camerounais. On comprend mieux pourquoi des personnalités fortes, à l'instar du Colonel Edouard Etonde Ekoto, ne pouvant cautionner l'ensauvagement du peuple camerounais, sont devenues les cibles à abattre.

L3E


Benoit XVI estime que le preservatif est néfaste [news]1703

vendredi 9 mai 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LA BATAILLE DES LOUPS TAPIS DANS L'OMBRE

http://www.open2d.com/files/images/1920x1200_paysage_ombre_loup.preview.JPG
Pendant que l'affaire PAD est en appel, la lutte finale pour la conquête du pouvoir se poursuit. Les camerounais assistent à de sordides et sanglants règlements de comptes politiques sur le modèle de la "Star Academy", jeu dans lequel les candidats sont éliminés par le public au fur et à mesure jusqu'à ce que deux se retrouvent en finale. Au Cameroun, le public est cantonné dans un rôle de spectateur, c'est le palais présidentiel qui anime et décide de tout. Ainsi, dans l'ombre, les adversaires s'épient, se frappent, s'intimident et se nominent. C'est dire si la vigilance est de rigueur pour éviter d'être pris à revers .
Faute de l'avoir compris, plutôt parce qu'il n'a pas souhaité participer à ce grossier carnaval, le Colonel Edouard Etonde Ekoto se retrouve en prison depuis le 13 décembre dernier.
Désormais, il semble que le jeu s'accélère, et que les protagonistes sont plus que jamais sollicités et priés d'abattre leurs cartes. Autant dire que seuls les plus costauds, c'est ceux qui appartiennent au dernier carré des fidèles du monarque Biya, réussiront à franchir la ligne d'arrivée en 2011. Qu'on ne s'y trompe pas, c'est bien ce qui explique la frénésie judiciaire, les gardes à vue, les emprisonnements et autres procès qui rythment la vie politique camerounaise. La sortie de route n'est plus loin, car
le système camerounais semble pris à son propre piège, se mélangeant les pinceaux dans les différents jeux "Opération Epervier 1", "Opération Epervier 2", "Opération Albatros",etc....
Une seule vérité compte aux yeux des ambitieux qui s'affrontent, c'est de fragiliser le maximum d'adversaires potentiels, histoire de se faire une place de choix dans un environnement sociopolitique que même le grand manitou du palais d'Etoudi ne contrôle plus vraiment. Malheur aux vaincus !

L3E

lundi 28 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: NOUVEAU RENDEZ VOUS AVEC LA JUSTICE


"La communauté internationale" s'élève contre ce qui se passe au Tibet, mais observe un silence assourdissant sur ce se passe au Cameroun. Pourquoi ? La raison du Bizness et la géopolitique ne sont-elles pas les principales motivations qui poussent à la condamnation de la Chine ? On peut le dire alors que pouvoir camerounais se comporte de la même manière que le pouvoir central chinois dans la province du Tibet.
A la veille du procès en appel dans l'affaire PAD, qui devrait permettre aux avocats du Colonel Edouard Etonde Ekoto de demander la relaxe de celui-ci, on ne peut ne pas rappeler que les Camerounais n'en peuvent plus de ce pouvoir qui se permet tout depuis 1982. On en voit les conséquences avec l'emprisonnement de ce courageux patriote, qui a probablement eu le tort de penser tout haut qu'il fallait trouver des solutions à l'absence de développement économique et social, la paupérisation croissante de la population, plutôt que d'envisager un éventuel prolongement du bail de Paul Biya à la tête de l'Etat camerounais. Visiblement, ce dernier ne l'entend pas de cette oreille là, ce qui explique pourquoi il se donne les moyens de ses "ambitions", quitte à instrumentaliser la justice à des fins personnelles.

L3E

jeudi 24 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LA CORRUPTION EST BIEN EN PLACE


La corruption, marque de fabrique du pouvoir camerounais? C'est bien ce qu'il faudrait penser après les déclarations de l’ancien ministre de la Fonction publique Garga Haman Adji, qui a affirmé, samedi dernier sur la BBC, lors d'un débat face à Pierre Moukoko Mbonjo, un baron du pouvoir, que ce fléau était lié au système Biya, Chef de l'Etat actuel. Quand on entend ça, notamment de la part d'un homme qui en sait beaucoup, on ne peut que douter, un peu plus, de " l'opération Epervier", qui est présentée comme la " chasse aux prédateurs" ou "pilleurs"
des deniers publics.
On disait, encore plus depuis l'emprisonnement arbitraire de l'ancien Délégué du gouvernement, Edouard Etonde Ekoto, que l'opération dite anti-corruption n'était que le cadre, dans beaucoup de cas, à une suite de règlements de comptes politiques.L'ancien ministre de la fonction publique n'infirme pas ce constat.Garga Haman Adji parle même de " 60% des ministres du gouvernement en place qui sont corrompus".
Ce qu'il faut retenir de cette confession, c'est que " L’ampleur (corruption) est telle qu'elle n'est pas mesurable ", a affirmé l'ancien ministre désormais dans l'opposition. Plus inquiétant, selon lui les " gros voleurs" veulent créer une "dynastie financière " face à la " plèbe" impuissante et la " classe moyenne " quasiment aphone. Que fait donc le président Biya ? N'est-il pas temps qu'il montre la voie à suivre, par exemple, en faisant son mea culpa? Il faut croire qu'il n'y pense pas, d'où sa volonté de prolonger son bail à la tête du Cameroun. Comme quoi, il n'y a que le pire à attendre de ce pouvoir là.

L3E

samedi 19 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: L'AFRIQUE ET SON AGRICULTURE

FACE AUX ÉMEUTES DE LA FAIM, DSK S'INTERROGE ...
Le monde a peur. En Afrique la peur est encore plus grande qu'ailleurs où les émeutes de la faim se multiplient. Face au péril de la famine, les principaux instigateurs de cette catastrophe semblent se renvoyer leurs responsabilités à la face. Plutôt que de faire leur mea culpa et s'attaquer aux causes profondes, c'est à dire la déstabilisation des économies des pays de l'hémisphère Sud, soumis aux pressions des bailleurs de fonds et à la voracité des multinationales qui ont tout misé sur la rentabilité de leurs investissement à court terme, les "grands organisateurs" de la mondialisation sans conscience dissertent pendant qu'une partie de la planète est aux abois. Si la Famine menace de plonger le monde dans le chaos, ce serait, semble t-il, plus grave si les biocarburants issus de produits agricoles alimentaires prenaient le pas sur l'économie basée sur les barils de pétrole. Pour un Strauss-Khan, grand manitou du FMI, "les biocarburants posent un problème moral". Et d'ajouter qu'il faudrait "une réflexion conduisant à un moratoire sur les biocarburants". Autrement dit, il n'y a pas de remise en cause de la mondialisation au service des pays dits riches. Tout va bien !
En réalité, ce qu'il faut, c'est surtout augmenter la compétitivité et la productivité des économies vivrières des pays touchés par la pénurie et la hausse du coût des denrées de première nécessité. Or, ce n'est pas l'intérêt des pays industrialisés qui s'enrichissent en faisant des pays en crise des débouchés pour leurs produits manufacturés. D'autre part, ce n'est qu'en produisant avant tout pour nourrir leurs populations, que qui les rendra moins dépendants des importations, que les pays de l'hémisphère Sud s'en sortiront et éviteront des émeutes de la faim touchant qui toucheront des "Des centaines de milliers de personnes", comme l'a confirmé le directeur du Fonds monétaire international (FMI) très désabusé par la tournure des évènements.D'ailleurs, ce dernier confirme cette analyse en prenant l'exemple d'un pays africain, Le Malawi : "Il faut donc arriver à augmenter la production agricole. Cela suppose plus de surface, cela suppose surtout de dire 'productivité' et en Afrique il y a de très nombreux exemples qui montrent que c'est possible" comme au Malawi, qui a "plus que doublé sa production en deux ans en utilisant les bons fertilisants".Par contre, en ce qui concerne l'utilisation des " bons fertilisants", on peut nourrir de nombreuses réserves, sachant que les multinationales ont trouvé là de nouveaux filons très juteux.
Enfin, puisqu'il est évident que la dépendance alimentaire à l'égard des importations favorise la vulnérabilité des pays désindustrialisés, on ne peut que mieux comprendre pourquoi le Colonel Edouard Etonde Ekoto a misé sur l'économie "verte". Très en avance dans son analyse des rapports Nord/Sud, il confirmait bien qu'il était un visionnaire, annonçant très tôt ce qui se passerait si le continent africain confiait son avenir aux marchés internationaux. Jugez plutôt l'interview qu'il a accordé en 1999 à ECOVOX, au sujet de l'agriculture en Afrique.

Croyez-vous que les Africains devraient continuer à miser sur l’aide au développement ?
E.E.E. : L’aide au développement ? Je n’ai jamais réussi à comprendre ce que c’est. C’est la restitution ou le retour des bénéfices indus récoltés sur nous. Donc, si nous pouvions nous battre pour qu’on arrive à un juste prix de nos produits, nous n’aurions besoin de personne. Il faut que nous arrivions à dénoncer certaines incohérences, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Vous savez parfaitement que quand on vous prête 10 francs, au moins 4 francs retournent chez le prêteur par des intermédiaires multiples. L’aide n’est pas une solution. La solution, c’est qu’en période de libéralisation, il faut un effort accru de chacun et cet effort doit être payé à son juste prix. Dès que nous aurons le juste prix de nos efforts, nous arriverons à atteindre des niveaux de recettes qui nous évitent d’avoir à tendre la main. Un proverbe de l’Afrique de l’Ouest dit d’ailleurs que "la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit". C’est un signe de dépendance. Lire la suite ICI


L3E


lundi 14 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: TSUNAMI HUMANITAIRE ET POLITIQUE ???


Désormais, on parle d'un TSUNAMI alimentaire qui menacerait la paix mondiale. Les émeutes de la "faim" qui se propagent au Cameroun, Sénégal, Kenya, Côte d'Ivoire, Haïti , Egypte.... annonceraient une terrible famine internationale.Et le constat très alarmiste d'un Dominique Strauss Kahn, directeur générale du FMI, n'est pas fait pour rassurer: "Les prix de l'alimentation, s'ils continuent comme ils le font maintenant, les conséquences seront terribles. Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim, ce qui entraînera des cassures dans l'environnement économique. Comme nous l'avons appris dans le passé, ce genre de situation se finit parfois en guerre."
Au Cameroun, les revendications contre la pauvreté et le rejet du président Paul Biya illustrent parfaitement les craintes que l'on peut avoir. Par exemple, après la violente répression des émeutiers du mois de février dernier, la constitution modifiée pour créer une monarchie présidentielle, la presse fait état d'un nouveau bouclage de la ville de Douala "l'insoumise". Manifestement, la capitale économique est transformée en "bunker" pour éviter de nouvelles manifestations contre la vie chère.En réalité, ce que prouve cette démonstration de force policière, c'est que les décisions prises récemment, après les dernières émeutes, par le chef de l'Etat pour la baisse des prix des denrées de première nécessité ne trompent personne.
Qu'on se le dise,
ni la modification de la constitution ni les arrestations de personnalités dans le cadre de "l'opération Epervier" ne feront plus plaisir aux camerounais que la fin d'un régime totalitaire. On le dit depuis l'emprisonnement politique du Colonel Edouard Etonde Ekoto, et la suite des événements ne rassure guère. Qui arrêtera la descente en enfer du Cameroun? Certainement pas la communauté internationale et encore moins ceux qui dénoncent les dictatures à géométrie variable.


L3E






jeudi 10 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: PARLEZ DU CAMEROUN A ROBERT MENARD !

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Que fait donc Robert Menard, le journaliste de RSF et pourfendeur des dictatures ? Il paraît qu'il est en ce moment aux Etats-Unis, à la poursuite de la Flamme de la HONTE. Vivement qu'il oublie le régime de Pékin, qui n'est pas le seul à bafouer les libertés fondamentales, loin de là. La Chine et le Tibet, ça commence à devenir très politiquement correct, n'est-ce pas ? Alors, Bob, pardon Robert, si tu parcoures ce site dédié au Colonel Edouard Etonde Ekoto, le premier prisonnier politique, qui l'est devenu sans le faire exprès, c'est à dire en déclarant simplement que " les camerounais avaient d'autres soucis que de penser à la prorogation du bail de Paul Biya", en réponse à une question banale que lui posaient deux de ses collègues-députés (on ne citera pas les noms), viens faire un tour au Cameroun. Il s'y passe des choses bien plus terribles que ce que peuvent dénoncer les "amis de la démocratie", en parlant des Mugabé et autres despotes du monde entier.
En effet, il semble que "l'opération Epervier" ne soit plus l'unique moyen de faire emprisonner les
"détourneurs" avérés de fonds publics et ceux qui ne le sont pas mais gênent l'oligarchie au pouvoir, comme le rappelle le cas de l'ancien délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala.Désormais, le délit d'opinion est institutionnalisé dans un pays pourtant dit démocratique. Pour preuve, un chanteur très populaire, connu pour son activisme en faveur de la liberté d'expression, vient d'être envoyé en prison.Lapiro de Mbanga, il s'agit de lui, a été jeté en prison pour sa participation, semble t-il, aux dernières émeutes de février dernier. Incroyable !
Pour beaucoup d'observateurs, l’arrestation du chanteur intervenue au moment où le texte portant révision de la Constitution est en discussion à l'assemblée nationale, n’est pas un hasard. Le chanteur populaire, comme des millions de camerounais, s'oppose ouvertement au projet relatif à la levée de la limitation du mandat présidentiel. Et Lapiro de Mbanga aurait même mis en garde Paul Biya et son gouvernement contre une dérive autocratique de la fonction présidentielle. On voit ce que ça donne de contrarier le monarque, comme le constate le journaliste Célestin Edjangue du Quotidien Le Messager :
"C’est justement pour museler les opposants inconditionnels à la modification de ce l’article 6.2 de la Constitution, que le pouvoir de Paul Biya se signale par une répression accrue. Comme s’il voulait mettre hors d’état de nuire tous ceux qui peuvent le gêner dans réalisation de son cirque…" Que font donc les Robert Menard et la communauté internationale ? Le peuple camerounais est-il moins important que les tibétains ? La Françafrique est-elle en dehors de l'ONU ?

L3E



vendredi 4 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: BLACK MIC MAC ET FRANCAFRIQUE


Certaines récentes arrestations dans le cadre de "l'opération épervier" provoquent beaucoup de remous au Cameroun. Normal, l'on ne peut pas envoyer en prison des pontes camerounais dans la plus grande indifférence. L'on apprend, par exemple, que l'emprisonnement de l'ancien ministre des Finances, Polycarpe Abah Abah provoque une débandade absolue, notamment au niveau bancaire à travers des mouvements financiers sur certains de ses comptes. Et cerise sur le gâteau, la France via son consul au Cameroun ne resterait pas les bras croisés, apportant, à la surprise générale, comme le révèle MBOA sur son Blog, une couverture à une certaine Abah Marilyn, fille et gestionnaire des comptes de son père à la CBC, la banque du milliardaire camerounais Fotso.Il semblerait même que le Consul Général de France à Douala, Jean-Marie MARTINEL, est intervenu lundi dernier pour sortir la fille à papa du Cameroun, histoire de lui permettre, estiment des observateurs, de planquer le magot. Ne dit-on pas que " qui se sent morveux se mouche"?.
Pour information, l'on ne se souvient que la famille de l'ancien délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala ait été impliqué dans un "mic mac" similaire. Et pour cause, il n'y avait rien à cacher, d'où la transparence sur ses avoirs financiers. Et si enfin, le pouvoir camerounais se décidait à poursuivre les vrais détourneurs des fonds publics ? Avec le cas Abah Abah, il y a peut-être un début d'espoir?

L3E

jeudi 3 avril 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: OPERATION EPERVIER ET MANIFS A L'ETRANGER

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Il y a une semaine, des Africains et des Allemands se sont rassemblés devant le consulat de France à Hambourg, afin de dénoncer le silence coupable de la France devant les massacres commis sur les jeunes émeutiers par la police camerounaise, à l'occasion de la vague d'arrestations et opérations de répression.
Manifestement, ces manifestants n'ont pas été bluffés par les gesticulations du pouvoir camerounais, encore moins par l'augmentation du pouvoir d'achat des fonctionnaires, décision prise unilatéralement par le président Paul Biya.
Il faudra bien plus que ça pour endormir ceux qui ne goûtent pas la propagande présentant le Cameroun comme un véritable havre de paix, où la démocratie fonctionne et serait même un modèle en Afrique. Pour preuve de la détermination des manifestants, on pouvait pouvait entendre des “ Paul Biya criminel, Sarkozy complice ” ; “ Paul Biya dictateur, la France complice ” ; “ Sarkozy menteur, Rupture ou es tu ? ” ; “ Francafrique, on ne veut pas ” ; “ Tchad, Côte d’Ivoire, la France est-elle maudite ?”.. et autres propos sarcastiques sur la Françafrique qui accorde la totale impunité aux Bongo, Biya, Sassou, Deby ...
Simple hasard ou coïncidence ? On apprend que le gouvernement camerounais a relancé son "opération Epervier", quelques jours après les manifestations, et que la fébrilité gagne les plus hautes sphères du pouvoir, que les arrestations de personnalités proches ou pas du pourvoir ressemblent, d'après certains observateurs, aux jeux de hasard. Autrement dit, l'aléatoire et l'arbitraire semblent guider l'opération dite "mains propres". Quand la brutalité ne caractérise pas les arrestations, c'est l'opacité qui entoure les accusations qui pèsent contre toutes les personnes arrêtées.Que faut-il déduire de ces nouvelles d'arrestations qui n'ont rien de chirurgicales ? Le Président Paul Biya s'est-il attaqué aux dossiers de détournements présumés de fonds publics au ministère de la Santé ? Quand on sait comment des procédés similaires ont été utilisés pour faire emprisonner le Colonel Edouard Etonde Ekoto, on ne peut qu'être très réservé. Ce qui est sûr, la stratégie de diversion est évidente, elle permet au moins à certains camerounais de jubiler en lisant les noms des derniers pris dans les griffes de " l'épervier justicier", le 1er avril, comme un mauvais poisson d'avril :

- Polycarpe Abah Abah, ex-ministre des Finances
- Urbain. Olanguena Awono, ex-ministre de la Santé
- Pr Lucienne Françoise Bella Assumpta, directeur de la Lutte contre la maladie au Minsanté
- Dr Hubert Wang, coordonnateur du programme national de lutte contre la tuberculose,
- Dr Okala Abodo, coordonnateur du programme national de lutte contre le paludisme,
- Dr Maurice Fezeu, secrétaire permanent du comité national de lutte contre le paludisme.
- Dr Etienne Nnomzo'o, secrétaire permanent adjoint de lutte contre le paludisme.
- Hélène Mewoulou,
- Sylvain Ngono,
- Zacharie Abongo
- Rose Chia Banfegha
- Etogo Mbezele,


L3E

lundi 31 mars 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LE POUVOIR D'ACHAT COMME ECRAN DE FUMEE !

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/02/28/e9d9649a-e57e-11dc-8a92-63cbc2eb5f8b.jpg
Tout roule au Cameroun. Le chef de l'Etat a décidé une augmentation du pouvoir d'achat des fonctionnaires, 15%. Et pourtant, Abah Abah fait de la résistance, refusant de se rendre à la police, alors qu'il est dans le collimateur de " l'opération Epervier", et signe que le calme n'est qu'apparent, il semble se dessiner une reprise en main des forces armées nationales. Dans le dernier billet, il était fait état de dissensions dans l'armée. C'est bien ce que confirme la mise au placard d'une figure de la gendarmerie, le général de brigade Doualla Massango, remplacé à la tête de la 2e région de gendarmerie basée par le colonel Jean Calvin Leumani, qui commandait jusqu’alors la 3e région de gendarmerie à Garoua. Pourquoi ce limogeage brutal alors que tout va bien, comme l'affirment les officiels camerounais?
De sources sûres, le haut gradé aurait failli lors des dernières émeutes de février, d'après sa hiérarchie, qui l'accuse de n'avoir pas appliqué les méthodes fortes. Conséquence, il est sanctionné mise sur la touche du général Doualla Massango prend un peu plus les contours d’une sanction puisqu’il "est mis pour emploi auprès du se retrouve sans fonction dans une "impasse", sans occupation. D’un commandement opérationnel à une voie de "garage", il y en a qui devraient méditer sur la brutalité du pouvoir camerounais. Comme quoi, une augmentation du pouvoir d'achat peut cacher une "chasse aux sorcières". Le Colonel Edouard Etonde Ekoto en sait quelque chose, lui qui attend impatiemment le rendez vous du 29 avril prochain avec la justice.

L3E

jeudi 27 mars 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO:EN ATTENDANT LE 29 AVRIL PROCHAIN

Le Colonel Edouard Etonde Ekoto était fin prêt pour la suite de la confrontation avec la justice, comme prévu le 25 mars, à l'occasion de l'appel relatif au verdict du procès PAD.C'est un homme décidé, comme d'habitude, toujours aussi impressionnant de calme, étonnamment de bonne humeur, en dépit de son incarcération scandaleuse à la prison de New Bell, qui entendait faire entendre raison au ministère public, lequel s'est dérobé au dernier moment, tel un amant qui sentirait venir la panne. Officiellement, la justice camerounaise souhaite "remettre en état les dossiers", mais il semble plutôt que l'on souhaite "jouer la montre" c'est à dire gagner du temps, avant d'être de nouveau confronté aux avocats du collectif de défense Edouard Etonde Ekoto. Ce n'est donc que partie remise puisque l'appel se fera, s'il n'y a pas une nouvelle dérobade, le 29 avril prochain. Gageons que d'ici là, le pouvoir camerounais trouvera d'autres astuces pour faire diversion alors qu'il est désormais nu, montré du doigt, sifflé par les camerounais à travers le monde entier.
En attendant,signe que la machine du Président Paul Biya est bien à la peine, encore plus après les émeutes du mois dernier, et qu'il ne suffira pas d'augmenter le pouvoir d'achat des fonctionnaires,15%, les procès expéditifs se poursuivent, malgré les protestations des mouvements des Droits de l'Homme et des camerounais mécontents. Toutefois, il semble que les camerounais ne soient pas égaux devant la justice, comme le démontre l'impunité d'un baron corrompu du régime,Polycarpe Abah Abah, qui a décidé de narguer la police. Et selon certains observateurs attentifs de la vie politique camerounaise, il y aurait même des dissensions et tiraillements au plus haut niveau de la hiérarchie policière et militaire. Pourvu que ça dure !


L3E




mardi 25 mars 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO:POURQUOI LA JUSTICE DEVRAIT REDOUTER UN APPEL ???



Le procès fleuve du PAD, qui devait reprendre mardi matin devant la cour d'appel du Littoral à Douala,est finalement renvoyé au 29 avril prochain. On rappellera que c'est sous la pression,semble t-il, du Fonds monétaire international (FMI) et de plusieurs diplomates occidentaux accrédités à Yaoundé, que le président de la République aurait décidé de s’attaquer à la corruption qui gangrène le Cameroun. Or, de l'avis général, le procès du PAD n'aura surtout été que l'instrument de règlements de comptes politiques sur fond de rivalités claniques pour la conquête du pouvoir.Rappelons que le président Paul Biya devrait achever son dernier mandat, mais qu'il souhaiterait prolonger son bail à la tête du Cameroun.
L'affaire du PAD est-elle un véritable bâton de dynamite, comme le pensent de nombreux observateurs, sachant que le verdict du 12 au 13 décembre dernier, devant le tribunal de grande instance du Wouri après pratiquement 12 mois de débats, n'a pas convaincu les camerounais qui avaient pourtant entendus parler de sommes astronomiques détournées par les présumés coupables ? Cela explique t-il les tergiversations du ministère public, qui souhaite remettre en état les dossiers, comme l'a révélé un avocat du collectif de défense Edouard Etonde Ekoto? Ce qui est sûr, vu que l’accusation n'est jamais parvenue à prouver la culpabilité d’un seul des accusés, y compris de ceux qui sont emprisonnés depuis 3 mois, on imagine que toute la pression est dans le camp du pouvoir. On comprend toute l'importance que revêt cet appel pour les avocats de la défense, notamment ceux du Colonel Edouard Etonde Ekoto, qui entendent obtenir sa remise en liberté à l'issue de ce nouveau rendez vous avec la justice camerounaise. Ecoutez interview Me Mbongo Bwame Martine, ci dessous.

L3E




lundi 24 mars 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: "SOS DICTATURE EN MARCHE"

Tout va bien au Cameroun et pourtant un élu se retrouve emprisonné dans un trou à rat, comme il le fait comprendre à mots couverts. Cet homme s'appelle Paul Eric Kingue, ancien maire d'une localité à quelques encablures de Douala, la capitale économique. Qu'a t-il fait pour se retrouver dans cette situation? Il se serait opposé aux exactions commises par les forces de l'ordre pendant les émeutes sociales du mois dernier, disent certains témoins. Pour d'autres, l'ancien élu paye au prix fort son refus de cautionner les mauvaises habitudes de la Françafrique, dont les présidents Bongo, Sassou N'Guesso et Biya sont les véritables pontes en Afrique équatoriale. Quel rapport entre l'affaire Kingué et celle du Colonel Edouard Etonde Ekoto? Elémentaire, chers visiteuses et visiteurs. Le pouvoir camerounais a le droit de vie ou de "mort" sur n'importe quel camerounais. On se croirait en Chine. C'est ce que rappelle ce cri de douleur envoyé depuis sa cellule par l'ex maire de Njombe Penja. Lire lettre ci dessous.

L3E






Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le Président de la République

Excellence Monsieur le Président de la République,

C'est du fond d'une cellule infecte de la Brigade territoriale de Nkongsamba que je vous saisis, la peur dans l'âme. Je suis le Maire régulièrement élu de Njombé-Penja, depuis les dernières élections de juillet 2007. Dès ma prise de fonction le 25 septembre 2007 et après avoir constaté dans les livres comptables de la commune de Penja que les Sociétés Agro - industrielles exerçant dans cette localité ne payaient pas des impôts et taxes depuis bientôt trente ans (Patente, Impôts sur les Sociétés, enregistrement… ), j'ai saisi Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement pour dénoncer cette situation qui ne permettait pas à ma Commune d'asseoir une véritable autonomie financière.

Il faut dire que le paradoxe dans lequel Njombé-Penja vit est déconcertant : une zone très riche, avec des populations très pauvres. C'est pour corriger cette injustice que j'ai décidé d'écrire à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement. Heureusement, cette requête n'est pas restée sans suite car le 03 décembre 2007, le Directeur général des Impôts m'a saisi par courrier pour m'informer du bien fondé de ma requête. Dans ce courrier, le Directeur général des Impôts décidait de reverser au régime de droit commun ces entreprises (Php, Spm, Caplain) qui faisait perdre à la fois de l'argent à l'Etat du Cameroun et aussi à la Commune, au Feicom… Il est important de noter que les salaires des ouvriers de ces sociétés tournent entre 15.000 Fcfa et 25 000 Fcfa/mois.

Dès que ces sociétés ont été notifiées par la Direction générale des Impôts de cette décision, j'ai reçu un coup de fil de monsieur François Armel, expatrié Directeur général de la Php, qui me jurait avoir ma tête à coup de millions. Quelques jours plus tard, c'est Mme Caplain et le Directeur général de la Spm qui me menaçaient à leur tour, de me faire assassiner ou emprisonner, après m'avoir fait déposer de mes charges de maire. Une fois la machine mise en branle, il m'a été collé sur le dos une sordide histoire incohérente de falsification de signature du Préfet du Moungo, qui vue de près, est ni plus, ni moins qu'un montage mal ficelé.

D'enquêtes en enquêtes, il en est sorti que je ne suis ni de près, ni de loin impliqué dans cette mascarade. En fait, il n'y a jamais eu falsification à la Commune de Penja, de la signature du Préfet du Moungo. Cette affaire à ce jour, est pendante sur la table du juge d'instruction n°2 du Tribunal de Grande Instance de Nkongsamba, qui ne m'a même pas encore entendu. Toutes ces récriminations n'ayant pas abouti car non fondées, on a attendu le 11 février dernier, pour envahir de nouveau, les renseignements généraux de faux rapports dans lesquels il ressortait que pendant le défilé, j'étais assis au moment où on exécutait l'hymne national. La technique occidentale aidant j'ai fais tenir pour me justifier, les CD-ROM du défilé, dans le but de confondre les manipulateurs, qui se sont investis à me détruire.

Le 25 février dernier, lorsque se déclenchent les mouvements de grève avec des pillages que personne n'a cautionné, ils ont tôt fait de me faire porter sur le dos, la responsabilité de la grève de Penja alors que n'eut été mon implication personnelle, Njombé-Penja aurait connu un sort assez lourd. Le Colonel Kalsoumou et les éléments du Gmi de Douala présents sur le terrain m'ont félicité pour le courage et le rôle que j'ai joué pour maîtriser la colère des jeunes en fureur. (Je vous fais tenir un CD- ROM réalisé par Canal 2 sur le terrain pendant ces incidents). Je me vantais d'ailleurs d'avoir ramené le calme dans ma localité le 27 février alors que les autres villes étaient encore au fort de la crise.
Mais curieusement, après le séjour des expatriés de la bananeraie à Yaoundé, je me suis surpris entrain d'être appréhendé comme un chef de gang devant mes populations par des militaires et gendarmes transports dans six camions (Armée de terre) et 12 pick-up (de la Gendarmerie) . Sans explication, j'ai été amené au Groupement de gendarmerie de Nkongsamba où mes téléphones ont été retirés, la somme d'argent que j'avais dans ma poche également. Entendu ce même jour sur ordre du Procureur de la République auprès des Tribunaux de Première et Grandes Instances de Nkongsamba; il m'était reproché deux chefs d'accusation : Complicité de pillage en bande et incitation à la révolte.

Parce que je ne me reproche rien, j'ai subi sans crainte, l'interrogatoire musclé du Colonel Nguete Nguete (Co-groupement du Moungo). Il faut rappeler qu'avant mon enlèvement, le Ministre d'Etat à l'Administration Territoriale venait de procéder illégalement à ma suspension aux fonctions de Maire pour une période de trois mois sans respect de la procédure décrite dans la loi sur la décentralisation de 2004 Titre 3 portant sur la suspension et la cessation de fonction de maire. En son article 94 al 1, 2, 3 il est stipulé ce qui suit : en cas de violation de loi ou de faute lourde, le Maire, après avoir été entendu ou invité à fournir des explications écrites sur les faits qui lui sont reprochés, peut être suspendu par arrêté du Minatd pour une période n'excédant pas trois mois.

A ce jour, il m'est difficile de savoir ce qui m'est reproché avec exactitude. Le droit de la défense et de la contradiction ayant été bafoué, j'ai compris que la manœuvre des expatriés de Njombe-Penja est en marche. Là om le bât blesse, c'est que pendant le forum des maires tenu du 29 au 1er Mars 2008, le ministre d'Etat Marafa Hamidou Yaya informait mes collègues de ce qu'en ce moment, il a déjà déposé sur votre table, la proposition en vue de ma révocation ! Quel acharnement! Quelle diligence qu'on n'a jamais vu auparavant au Minatd ! Je n'en suis pas surpris, les expatriés de Njombe Penja ont promis de me démettre à coup de millions…

Ce qui est choquant, c'est que depuis ma garde à vue, aucune visite ne m'est permise, comme si j'avais porté atteinte à la sécurité d'Etat. Pourtant les motifs qui ont entraîné ma garde à vue relèvent du droit commun, et que je ne suis pas encore inculpé. Des perquisitions illégales dans mon domicile, mon bureau et mon véhicule. De ma cellule, le gendarme greffier m'a informé que ma maison, mon bureau et mon véhicule ont été perquisitionné s sur réquisition du procureur de la République sans que je sois présent sur les lieux alors que j'ai été enlevé et il sait bien où il m'a fait garder. Cette perquisition qui a eu lieu le samedi 1er mars me bouleverse car comment comprendre, Excellence Monsieur le Président de la République, qu'un magistrat de ce rang, fût-il soutenu par n'importe qui, ne comprenne pas que les dispositions du nouveau code de procédure pénale imposent que le mis en cause soit présent au moment où son domicile est perquisitionné ou alors un de ses représentants et deux voisins ? Le sous-préfet qui conduisait cette mission, était entouré des gendarmes venus de Nkongsamba à cet effet.

Telle que cette affaire est manipulée, l'ai peur qu'en l'absence de toute preuve contre moi (preuve qu'il n'arrive pas à réunir), jusqu'à ce jour que ce procureur de la République qui multiplie des abus, ne soit amené à me placer en détention préventive pour satisfaire ces manipulateurs occultes déterminés à me détruire.

Excellence Monsieur le Président de la République, l'Etat de droit que vous vous battez à conforter chaque jour, n'aurait plus un sens si chacun ne cherche qu'à satisfaire ses désirs personnels.

Excellence Monsieur le Président de la République, voici cinq jours qu'il ne m'a pas été permis de boire de l'eau, de manger ou de communiquer avec ma famille. Pourtant, je ne suis pas accusé de crime contre l'Etat. Après avoir tout donné au Rdpc en décapitant l'opposition à Njombé Penja, le sort qui m'est aujourd'hui réservé, mérite que vous y accordiez votre très haute attention, afin que de ces geôles, je ne disparaisse pas définitivement.
Je n'ai jamais participé aux violences survenues sur l'ensemble du territoire du 25 février au 1er mars 2008. Au contraire, ma contribution était plus déterminante pour ramener la paix dans ma localité, les Cd-room en ma possession servant de preuves.

Paul Eric Kingué

Maire de Njombe Penja
Président Sous-section Rdpc

Depuis sa cellule






jeudi 20 mars 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LA GROGNE NE FAIBLIT PAS DANS LA DIASPORA

Les violences au Cameroun auraient fait plus de 100 morts, selon une ONG

Le Cameroun a, semble t-il, retrouvé la calme après les émeutes du mois dernier, et le Président Paul Biya entreprend une reconquête du terrain à l'intérieur comme à l'extérieur, augmentant le pouvoir d'achat des fonctionnaires, 15%, et orchestrant une opération de communication de grande envergure. Les autorités camerounaises annoncent que rien ne s'est passé au Cameroun, comprenez par là que le soulèvement populaire n'était que l'oeuvre de vulgaires malfrats et autres camerounais manipulés par l'opposition, forcément.
Surtout, il ne faut pas dire qu'il y a des inadmissibles atteintes aux droits de l'Homme, que des gamins de 13 ans sont emprisonnés au mépris des conventions internationales pour la protection des mineurs, que le cas du Colonel Edouard Etonde Ekoto fait parler l'homme de la rue, malgré la propagande pro-gouvernementale qui a entouré sa condamnantion à 15 ans d'emprisonnement ferme. Bref, tout baigne au pays des "Lions Indomptables", selon l'oligarchie au pourvoir. C'est sans compter sur la mobilisation contre ce pouvoir totalitaire, notamment à l'étranger, où la diaspora camerounaise manifeste son rejet de la politique du fait accompli menant à la révision constitutionnelle tant contestée.

L3E



mardi 18 mars 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: JUSTICE EXPEDITIVE ET TERREUR POLICIERE



L'augmentation du pouvoir d'achat par le Président Paul Biya, comme début de réponse aux émeutes politico-sociales, est, c'est le moins qu'on puisse dire, un écran de fumée. Les Camerounais se laisseront-ils endormir par cette mansuétude subite de leur chef d'Etat, alors que des voix réclament l'envoi d'observateurs étrangers pour faire la lumière sur les répressions sanglantes et barbares commises par les forces de l'ordre? Rien n'est moins sûr.
La justice aux ordres poursuit sur sa lancée, celle des condamnations arbitraires et des procès expéditifs. Pendant que quelques fonctionnaires apprécient l'amélioration de leur pouvoir d'achat, certains de leurs compatriotes vivent un véritable calvaire, essayant vaille que vaille de tenir bon devant l'injustice réservée au leurs. Comme le rapporte le site Bonaberi.com, c'est le " calvaire des parents des détenus". et de poursuivre : "Devant les tribunaux, les familles essuient des fortunes diverses. Plusieurs ont cessé toute activité pour suivre le sort qui sera réservé aux leurs, arrêtés comme manifestants." On peut également lire des témoignages démontrant, s'il en était encore besoin, que le pouvoir camerounais ne s'embarrasse pas de considérations humanitaires dans sa chasse aux sorcières. "Je suis là tous les jours, hier (mardi ndlr) encore je suis partie d’ici à minuit lorsque le juge a décidé de poursuivre les audiences le lendemain et mon frère n’était toujours pas passé devant la barre ”, déclare Gisèle sœur aînée d’un prévenu. Pour une mère c’est plus dur. “ Chaque jour, je dois venir lui donner à manger en pleine audience. Je ne peux même pas lui adresser la parole. J’espère que ce supplice va prendre fin”, indique Maman Pauline. C'est bien tout ce qu'il faut espérer.
Et signe supplémentaire que le retour à la normale est précaire, l'on assiste à des opérations de patrouilles policières, d'intimidations diverses, et surtout, il ne fait pas bon de voyager entre Douala et Yaoundé. C'est ce que confirme les témoignages de voyageurs.
"Nous avons dû subir quatre contrôles avant d’arriver à Yaoundé. Dès qu’on arrive à tel endroit, il fallait sortir du bus pour un contrôle et ainsi de suite !" soutient Francis Laplage, outré. D’après cet homme, animateur dans une radio privée à Douala, des gendarmes et des militaires, postés sur la route Douala-Yaoundé, arrêtent "systématiquement" les voitures allant dans un sens comme dans l’autre, demandant aux passagers de descendre.
"Des gendarmes et des hommes habillés en noir nous font sortir du bus, personne par personne. Et ce n’est que lorsqu’on est contrôlé négatif qu’on peut passer le barrage ; c’est-à-dire lorsqu’on ne leur a rien trouvé de suspect", déclare ce jeune homme, étudiant à l’université de Douala. Une situation que ces passagers disent ne pas comprendre, ce d’autant plus "qu’ils [gendarmes et militaires] ne nous disent pas ce qui se passe", se sont plaint plusieurs passagers.
Entre les arrestations arbitraires, les sentences fantaisistes et scandaleuses, une opération "mains propres" qui envoie le Colonel Edouard Etonde Ekoto en prison, oubliant miraculeusement son ex-collègue parlementaire, Boot A Ngon, accusé également d'avoir détourné des fonds publics, les camerounais ont droit à un totalitarisme dans toute sa splendeur. Combien de temps encore cela va durer ?

L3E