mardi 29 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: PETIT CONSEIL AU MEDIA 20MAI.NET

On vous disait combien les médias camerounais, une grande majorité, hélas, désinformaient leurs concitoyens, soit par paresse intellectuelle, soit par proximité avec le pouvoir camerounais. Cependant, pendant qu'une poignée de journalistes se posent des questions sur "l'opération épervier", comme le fait, par exemple, la journaliste Suzanne Kala-Lobé, du quotidien "La nouvelle expression", d'autres relaient toujours sans vergogne des fausses nouvelles, des "ont dit" et leurs analyses tronquées et biaisées. Pire, Il y en qui ne prennent même pas la peine de réfléchir, se contentant de porter des accusations sur la foi d'une décision de justice que l'on sait complètement basée sur des considérations politiques. C'est notamment le cas du site www.20mai.net présenté comme un "média participatif camerounais.....sans journaliste !"
Avec beaucoup d'indulgence, il faut en avoir avec les ignorants et les perroquets qui répètent ce qu'ils ont entendu dans les médias "mainstream" camerounais, on dira que ce site en est à ses premiers balbutiements, qu'il prend donc ce qu'il a sous le coude. Autrement dit, il ne faut pas s'attendre à ce qu'il prenne de la hauteur par rapport à l'environnement politico-médiatique camerounais.Pour preuve, il n'y a qu'à parcourir cette contribution fournie par celui qui a relaté l'affaire 3E:
  1. Par Nino le jan 28, 2008

    Mes preuves, c’est la décision de justice.

    Comme vous le savez, il revient à la justice de décider de la culpabilité ou pas, selon ses convictions et en se basant sur les faits qui sont portés à sa connaissance.

    Après la condamnation, la personne, devient, AUX YEUX DE LA LOI, coupable.
    Soit vous changez la loi, soit vous faites appel, soit il est coupable.

Que peut-on rajouter devant tant de légèreté évidente ? Tout simplement, on peut espérer, étant donné son modèle de média participatif, que ce site privilégie plus des contributions qui lui apporteront de la crédibilité, gage de pérennité. C'est tout le mal qu'on peut souhaiter aux administrateurs de cet "arbre à palabre où chacun a le droit de parler." Autant dire qu'il y a du boulot en perpective !

L3E

lundi 28 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LA VERITE ECLATERA AU GRAND JOUR


Déjà 3000 visiteurs sur le blog dédié à l'Affaire 3E !
On ne vous remerciera jamais assez, vous les visiteurs dont les commentaires sont encore très rares, aspect à améliorer pour dynamiser les échanges, de fréquenter régulièrement cet espace de discussions et d'informations.
Au delà ça, ce qu'il faut également souligner, c'est le fait que ce blog ne laisse pas indifférent, notamment au Cameroun, pays où s'est déroulé le procès politique ayant mené à l'emprisonnement de Edouard Etonde Ekoto. La justice et la vérité triompheront, on n'en doute pas, tôt ou tard. Et quand on lit certains articles assez objectifs sur cette affaire 3E, commis par certains journalistes, une petite poignée que l'on peut compter sur les doigts d'une main, on se dit qu'il y a bon espoir que les masques tombent, que le peuple apprenne réellement comment en est-on arrivé à la condamnation de l'ancien homme fort de Douala.
Pour le moment, force est de constater qu'il y a comme une chape de plomb qui pèse et impose des murmures et chuchotements à tous ceux qui savent que Edouard Etonde Ekoto est bien la victime d'un règlement de comptes politiques. Que lui reproche donc le pouvoir camerounais via sa justice ? D'avoir privilégié l'essentiel, en mettant réellement en concurrence les opérateurs étrangers, alors qu'habituellement de nombreux marchés revenaient de droit aux multinationales de la Françafrique ? Ou bien, le colonel à la retraite a t-il tout simplement était condamné pour n'avoir pas suffisamment copiné avec ses anciens collègues et autres barons du cirque politique camerounais ? Tout est possible !
Parmi toutes les hypothèses qui reviennent sans cesse dans les esprits, on retiendra particulièrement une, c'est à dire son scepticisme quant à l'éventualité d'un bidouillage constitutionnel permettant au chef de l'Etat de poursuivre son règne, après 25 ans de présidence non interrompue. Manifestement, il aurait commis un crime de lèse majesté, d'où le sort qui lui a été réservé en guise de représailles, à travers un habillage qualifié de lutte contre la corruption qui, il faut le remarquer, ne convainc toujours pas tous les camerounais, 42% estiment qu'il s'agit d'une "farce", selon un sondage réalisé par le quotidien Le Messager. " 88% des citoyens estiment qu’elle doit être intensifiée. Les interpellations faites ici et là aux fins d’examiner la gestion de certains ordonnateurs du budget de l’Etat vont dans ce sens. Mais ce qui importe c’est sans doute les fruits. Pour de nombreux citoyens, l’essentiel c’est le rapatriement des fonds volés et gardés à l’étranger, ou alors le remboursement des sommes investies sur place au Cameroun." C'est bien inquiétant quand on sait que la justice est un instrument de la domination politique, qu'elle est instrumentalisée à des fins bassement politiciennes, ce qui fait redouter le pire. On ne peut que craindre que le Cameroun sombre, lui aussi, dans un cauchemar à la Kenyane. "Quel cameroun voulons nous pour nos enfants ? ", s'interrogeait un homme politique qui parlait beaucoup de rigueur, c'était entre 1983 et 1985.
Une question toujours d’actualité au regard de la précarité qui frappe les camerounais, d’une jeunesse désemparée et désorientée, potentiellement séduite par les modèles des Faymen, avec des perspectives difficiles face aux enjeux et défis du 21ème siècle.
En lieu et place d'un avenir radieux, cet homme politique prépare plutôt méticuleusement le scénario tant connu en Afrique "Sans moi, il n'y a rien, et après moi, il y a le déluge". C'est dire combien le pouvoir n'est pas une jouet à mettre à portée de mains de n'importe qui. C'est bien ce que doivent penser tous ceux qui n'ont pas cédé à l'esprit de courtisanerie à la gloire du "sauveur de la nation", à commencer par le désormais prisonnier politique, Edouard Etonde Ekoto.

L3E

samedi 26 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: VERS LA FIN DU REGIME ????

Dans son éditorial du 27 février 2006, paru dans le journal "La Nouvelle Expression", la très corrosive journaliste Suzanne Kala-Lobé voyait dans l'opération " Epervier" de la "poudre aux yeux", une "manoeuvre grossière" effectuée à grands renforts de publicité, qui en plus de répondre aux demandes des bailleurs de fonds, viserait à plus long terme à une révision constitutionnelle permettant à Paul Biya de se représenter une nouvelle fois. Bingo !
Force est de constater qu'elle avait vu juste, comme le démontre lle procès du PAD, l'emprisonnement du Colonel Edouard Etonde Ekoto, jugé coupable dans aucune preuve matérielle de détournement de fonds. Le pouvoir Camerounais cherche t-il des arbres pour cacher la grande forêt de la corruption au Cameroun depuis plusieurs décennies? Sans aucun doute !
En tout cas, au fur et à mesure que se multiplient les arrestations " ciblées", comme la dernière en date, celle d'un Lamine Mbassa, la journaliste Suzanne Kala-Lobé se fait plus accusatrice que jamais, elle persiste et signe, se posant même dans son dernier éditorial une question que la grande majorité de ses confrères ne se permettraient pas : "et si c'était la fin de règne du pouvoir en place ?" Osé, n'est-ce pas ?

L3E




Par Suzanne Kala-Lobé

"La criminalité économique"

L’actualité arrache aux journaux des unes retentissantes. Le feuilleton Etonde Ekoto fait vendre, les règlements de comptes d’un régime qui s’essouffle et qui moralise de manière spectaculaire sur des affaires qui, loin d’être jugées, sont les ingrédients qu’il faut pour faire croire le peuple et l’illusionner sur le bien fondé des méthodes Amadou Ali, des intentions du Prince et de l’indépendance de la justice (depuis quand l’ordre judiciaire est devenu capable d’être autonome du politique ?).
Les enquêtes diligentées par le vice-premier ministre, Amadou Ali, auraient donc permis d’identifier des personnalités suspectées de crime économique au Cameroun, dont les activités délictueuses portent atteinte à la sécurité du patrimoine national.
Si l’on s’en tient à la définition de ce terme stricto sensu, tout se passe, cependant, comme si le Cameroun et sa justice avaient brusquement la capacité de démêler les fils ténus de la construction d’un système qui s’est bâti sur la prévarication et les prébendes, et d’isoler des éléments qui se seraient montrés plus gourmands, plus cupides ou moins malins que les autres. Le débat public sur les arrestations des “ délinquants ” en col blanc a été enfermé dans un ordre moral où le peuple se satisfaisait de quelques exemples, comme si, pour combattre la racine du mal, il suffisait de quelques gibiers de potence. Le cas de l’arrestation de Lamine Mbassa, ancien directeur du Defi (direction économique et financière) de la Communauté urbaine de Douala, est symptomatique de l’ambiance de règlements de comptes, propre aux fins de règne, dénoncée par de nombreux observateurs. La nature des verdicts, les procédures, les méthodes, tout laisse penser que l’enjeu est moins de rendre justice ou de combattre le crime que d’avoir des exemples, mais pas nécessairement dans le sens où le croit l’opinion.

L’autre observation sur le déclenchement de l’Opération Epervier et les moyens de sa communication concerne les personnes visées et le type d’entreprises concernées (Sic, Crédit foncier, Feicom, Port autonome, Cud éléments du patrimoine). Tout laisse croire à une opération où le plus important est de rendre spectaculaire le montant des sommes, de pointer du doigt des “ possédants ” jugés arrogants, hautains etc., pour non seulement donner au peuple des cibles pour exulter, cristalliser les frustrations, en lui faisant croire que c’est à cause de cet argent détourné que les salaires sont si bas, la vie aussi chère et la misère toujours plus grande, mais aussi, en un certain sens, noyer le poisson. En offrant des têtes à la morale des biens pensants, en grossissant les titres et les chiffres, on assiste à une véritable manipulation de l’opinion, pour éviter qu’elle ne prenne la mesure des enjeux. Car, il faut revenir à la base du discours et des intentions politiques pour savoir si l’arme de la justice est la bonne et il faut identifier le crime économique. Pour ne pas s’arrêter en chemin, il faut bien détailler avec précision l’historiographie de la criminalité économique, comment elle se manifeste dans le temps et dans l’espace.
Il faut re-contextualiser l’Opération Epervier au Cameroun, la mettre en perspective en la comparant à d’autres opérations dans le monde pour lutter contre les crimes économiques, afin d’évaluer si le dispositif mis en place par Amadou Ali, sur instruction du chef de l’Etat, vaut son poids d’efficacité et un quelconque rapport avec une certaine idée de la justice. Dans ces colonnes, il nous est arrivé plusieurs fois de poser une question en utilisant deux pensées pour décrypter les événements ayant trait à la lutte contre le crime économique au Cameroun.
La question est : “ La justice est-elle efficace au Cameroun ?” Et son corollaire : “L’efficace est-il juste ? ”.

Puis, bien souvent, j’ai recours à des pensées qui suggèrent de regarder derrière chaque événement les motivations des acteurs et leur sens réel …. Parce que, écrit Mudimbe, “il faut se méfier de ces évidences qui ne sont que des vérités paresseuses ” et, en écho, lui répond Cheikh Aliou N’Dao : “Quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ne ramène que les fagots qui lui plaisent ”. En effet, tout le bruit que l’on a mis en place, tout le dispositif, toute l’amplification, tout le déploiement de l’arsenal juridique pour condamner Ondo Ndong, Siyam Siwé et Etonde Ekoto, ressemblent plus à une machination où l’exemplarité de la sanction n’est qu’illusion !
Car, que veut combattre Amadou Ali ? Des délinquants ou le crime structurel ? S’il s’agit de combattre la criminalité économique, suffit-il d’offrir des têtes, ciblées au niveau du cercle dirigeant des entreprises parapubliques et publiques, pour mener la lutte contre les délinquants en col blanc ? Rien n’est moins sûr. En d’autres termes, qu’est-ce que la criminalité économique ?
C’est au début des années 90 que l’attention dans le monde s’est focalisée sur le phénomène de la criminalité économique. Les médias, les responsables politiques et la population, se montrent parfois indignés face à l’économie privée en général, aux milieux financiers d’affaires aux capitaines d’industrie et aux cercles dirigeants. Sont décriés leur attitude hautaine, élitiste, autoritaire, arrogante, leurs modes d’action et leurs comportements très peu transparents, frappants, hors normes, parfois carrément déviants, voire délinquants, peu soucieux de l’intérêt général, voire antisociaux, qui ont incontestablement instillé le doute quant à leur loyauté et leur honnêteté, leur finalité et leur crédibilité.
Il y a dans cette description plusieurs éléments : les délinquants en col blanc appartiennent bien au système, à la classe des possédants. Peut-on les isoler et prendre au cas, par cas, pour combattre la criminalité économique ? Là aussi, difficile à croire.
En effet, l’expression “ criminalité économique ” remonte à la seconde moitié du XIX ième siècle.
Pour l’école socialiste allemande et Karl Marx, surtout, (dans le Capital, en 1867), “ les conditions économiques et sociales imposées par le processus de production capitaliste étaient criminogènes ”. Elles engendrent non seulement une criminalité de besoin, mais aussi une criminalité d’exploitation et de profit commise par la bourgeoisie. Dans la même perspective, le Hollandais William Bonger, dans une étude en 1905 : “ Criminalité et conditions économiques ”, livre une description de la délinquance des possédants comme résultant de la maximisation de la logique spéculative et de la capitalisation.

Il y distingue trois types de criminalité économique : une délinquance de cupidité, tirant parti de toutes les occasions d’accroissement des profits ; une délinquance situationnelle, réalisée par des entrepreneurs en difficulté et cherchant à s’en sortir par toute une série de fraudes ; une délinquance professionnelle, durable, systématique et organisée. En d’autres termes, la criminalité économique est consubstantielle au système néolibéral et que ces crimes sont commis par des personnes respectables, de condition sociale élevée.
Ces différents théoriciens (Marx, Bonger, Rozengart), montrent bien le caractère systémique du problème et suggèrent en un certain sens que l’on ne peut combattre valablement un tel fléau sans s’attaquer aux racines du mal.
L’autre raison de douter de l’efficacité de l’Opération Epervier est dans les méthodes et la confection des listes. On l’a déjà écrit, Paul Biya veut pratiquer une politique d’unité nationale en envoyant à Kondegui des fils et des filles du pays, de toutes ethnies pour mieux satisfaire son clan ethnocentré ! En attendant, le développement de la criminalité économique dans le monde est tel qu’il faut renverser la vapeur et aller aux sources du mal : en commençant là où cela a commencé : par le chef de l’Etat

mercredi 23 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: QU'A T-IL PENSE DE LA DEFAITE DES LIONS INDOMPTABLES ??

FOOTBALL CAN 2008 Egypt Cameroon Emana Fathalla - 0

Pour son entrée en lice dans la coupe d'Afrique des nations, le Cameroun a pris une claque magistrale, comme ça ne lui était pas arrivé depuis au moins deux décennies. Les Lions Indomptables ont reçu une véritable correction, (2-4), face aux Pharaons egyptiens, solides, souverains, talentueux et très souvent bien inspirés. En pareil cas, comme d'habitude au Cameroun, l'on ne se livre à aucune auto-critique, personne ne s'interroge sur ces lions qui ont paru beaucoup plus vieux que leur âge. Pour un peu, l'on entendrait dit que tout va bien, que c'est la faute à pas de chance. Politique de l'autruche quand tu nous tiens !
S'il y en a un qui a particulièrement mal vécu cette débacle de ses "Lions Indomptables" au Ghana, d'autant plus qu'il est privé de liberté depuis plus d'un mois maintenant, c'est le Colonel Edouard Etonde Ekoto. Détenu à la prison centrale de Douala pour des motifs strictement politiques, ce qui apparaît de plus en plus évident au fur et à mesure que le pouvoir camerounais orchestre une véritable chasse aux sorcières au nom de l'opération dite "Epervier", le passionné de sports qu'il est, et fervent supporter de l'équipe nationale du Cameroun, a probablement une idée bien précise sur les raisons de la défaite spectaculaire de ses "Lions Indomptables" face aux très fringants et jeunes egyptiens.
On se doute que le Colonel Etonde Ekoto croit toujours aux chances du Cameroun dans cette Coupe d'Afrique des Nations, que tous les observateurs internationaux trouvent très relevée. Les "Lions Indomptables" ont-ils donc livré leur dernier combat ?
Le Colonel Edouard Etonde Ekoto vous répondrai, comme à son habitude, que "son pays ne risque pas encore l'élimination, et probablement pas, d'ailleurs. Il a juste laissé filer la tête du groupe". Toujours très positif et confiant, quelque que soit la situation, qu'il vente, pleuve ou neige, c'est comme ça qu'on reconnait l'homme qui doit se sentir, même s'il ne le montrera jamais, rigueur militaire oblige, lâché et trahi par un pays qu'il a toujours imaginé comme un modèle en Afrique. C'est dire si, personne n'en doute, la postérité se chargera de rétablir l'honneur de ce patriote engagé au service de son pays depuis 1955.

L3E

lundi 21 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: A PROPOS DE LA FORTUNE SAISIE DU "COUPABLE IDEAL "

Comme l'a rappelé Maître Martine Mbongo Bwame dans son droit de réponse adressé au magazine Jeune Afrique : " la déclaration de culpabilité d'Edouard ETONDE EKOTO ne procède d'aucun fait établi, mais bien au contraire, les deux chefs d'accusation retenus pour sa condamnation sont clairement ressortis dans le jugement comme ne participant d'aucun fait à lui imputable."
Or, la propagande médiatique aux ordres du pouvoir s'est attachée à salir l'honneur et la dignité d'un homme reconnu pour son patriotisme et sa rigueur. Résultat, l'homme de la rue, désinformé par des titres raccoleurs et impressionné par la mise en scène judiciaire, n'a pas d'autre choix que de répeter ce qu'il a lu ou entendu. Jamais, il n'est question du constat formulé par la justice camerounaise, à savoir le non enrichissement personnel par celui qui est pourtant présenté comme un prévaricateur, d'où sa condamnation à 15 ans de prison. Pire, ceux qui l'accusent n'évoquent pas la situation de ses comptes sur lesquels des saisies ont été effectuées. Pourquoi n'y a t-il pas eu de déballage là dessus, ce qui aurait normalement intéressé le peuple. N'est-ce pas ?

En effet, ce que ne disent pas les détracteurs du Colonel Edouard Etonde Ekoto, c'est que les sommes saisies sur ses comptes
trois précisément, l’un au Crédit lyonnais avec 2.296.000Fcfa, l’autre à la Sgbc Bali avec 6.942.000Fcfa et le dernier à la Bicec Bali avec 1.820.000Fcfa, sont loin de ce que le pouvoir camerounais avait laissé imaginer en parlant des détournements de fonds gigantesques au PAD. Autant dire que la montagne a accouché d'une souris
Avouons le, nous sommes bien à des années lumières des sommes colossales et avoirs
confisqués sur les comptes d'un ancien baron du pouvoir. Par exemple, on rappelera que dans le réquisitoire du procureur de la République à la fin du procès ministère public et Feicom (couramment appelé banque des communes) contre Emmanuel Gérard Ondo Ndong et autres, la justice camerounaise a saisi des sommes qui feraient le bonheur de millions de Camerounais .
Comme on peut le lire dans la presse locale, "Les biens de Ondo Ndong confisqués étaient présentés comme la preuve de ses détournements. Le verdict du juge a ordonné la confiscation de tous les biens saisis après l`interpellation de l`ancien directeur général du Feicom (voir liste). Un procès-verbal de saisie avait été établi à toute fin utile. Sur les 11 milliards de Fcfa imputés à l`ex-Dg, 42 millions Fcfa en espèces sont saisis. Dont 1,3 million Fcfa dans l`un de ses domiciles, 6,8 millions Fcfa dans son compte bancaire à la Bicec et 34 millions Fcfa dans son compte à la Bnp Paribas Private bank à Monaco." Recapitulatif effectué par le parquet:

1 coffret de bijoux ;
1 somme en espèces de 1.344.500 de Fcfa ;
1 compte bancaire à la Bicec contenant la somme de 6.889.671 de Fcfa ;
1 compte bancaire à la Bnp Paribas Private bank à Monaco avec 34 millions de Fcfa ;
2 véhicules de marque Toyota Land cruiser Prado;
1 véhicule de marque Mercedes Benz S 320
1 véhicule de marque Toyota Land cruiser Vx;
1 Véhicule de marque Toyota Hilux;
1 véhicule de marque Peugeot 607;
1 camion 10 roues de marque Iveco ;
1 immeuble non bâti au quartier Simbock à Yaoundé d`une superficie de 7365 m2
3 appartements juxtaposés au quartier Biyem Assi à Yaoundé ;
1 duplex au quartier Mimboman à Yaoundé, d`une valeur de 40 millions de Fcfa ;
1 duplex + dépendance au quartier Ngousso à Yaoundé, rénové à 45 millions de Fcfa ;
1 duplex au quartier Fouda à Yaoundé, d`une valeur de 60 millions de Fcfa ;
1 résidence à Ambam rénovée et restructurée à 70 millions de francs ;
1 concession à Assandjik rénovée à 70 millions de Fcfa ;
1 concession à Assandjik rénovée à 70 millions de Fcfa ;
1 résidence à Ambam rénovée et restructurée à 70 millions de Fcfa ;
1 Complexe immobilier à Ambam à usage commercial réalisé à 80 millions de Fcfa;
1 ensemble immobilier hôtel la Couronne à Ambam, d`une valeur de 160 millions de Fcfa ;
1 mini-cité de 40 chambres + deux salles polyvalentes et un château d`eau à Soa, d`une valeur de 170 millions de Fcfa ;
1 résidence avec clôture et jardin rénovée et restructurée à 175 millions de Fcfa ;
1 duplex au quartier golf à Yaoundé, d`une valeur de 185 millions de Fcfa ;
1 Grande résidence type palais pour sa majesté sur 8000m2 à Assandjik, d`une valeur de 300 millions de Fcfa
1 immeuble + rez-de-chaussée + trois étages à huit appartements luxueux au quartier Mballa I (Dragage) à Yaoundé, d`une valeur de 650 de millions de Fcfa.

Conclusion, dans l'affaire du PAD, le Colonel Edouard Etonde Ekoto est condamné alors qu'il n'est coupable d'aucune indélicatesse financière,
c'est loin d'être le cas d'un Emmanuel Gérard Ondo Ndong, l`ex-Dg du Feicom, dont les biens confisqués parlent d'eux mêmes. Or, tout a été fait pour faire croire que l'ancien délégué du gouvernement de Douala était parmi ceux qui , comme Ondo Ndong, ont pillé le Cameroun. Cherchez l'erreur !

L3E

dimanche 20 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: BECHIR BEN YAMED ET FRANCOIS SOUDAN PUBLIERONT-ILS UN DROIT DE REPONSE ????


Le bi-mensuel Jeune Afrique, comme la grande majorité des médias camerounais, a colporté de fausses informations sur la condamnation du Colonel Edouard Etonde Ekoto. Preuve en est, sous la plume de sa correspondante au Cameroun ( ça reste à prouver), il a repris à la lettre ce qu'il était possible de lire dans la presse camerounaise, au lendemain du verdict du "procès du PAD". Parlant même d'un "aboutissement de la procédure fleuve ouverte en février dernier", la "journaliste" (entre guillemets, car ce n'est pas sûr) a écrit dans son article "A Douala, la chasse continue": "Ancien directeur général du Port autonome de Douala (PAD), le poumon économique du Cameroun, Alphonse Siyam Siwé devrait passer les trente prochaines années de sa vie en prison. Trois de ses collègues, le flamboyant Édouard Etonde Ekoto, ex-président du conseil d’administration, Siéwé Nitcheu François Marie, ex-directeur des infrastructures portuaires, et Simon Pierre Ewodo Noah, ex-directeur général adjoint, devraient l’y accompagner pendant, respectivement, quinze, vingt-cinq et dix ans ".

Quoi de mieux pour noyer le cas du Colonel Edouard Etonde Ekoto que de faire dans la globalisation; ce qui donne du crédit à l'idée de la "coaction", terme tant utilisé pour justifier son emprisonnement en compagnie de ses co-accusés ? Dans la foulée, comme emportée dans son élan de lyncheuse et de procureure BIS, écrivant sans faire passer son stylo sous le filtre de son cerveau ( elle doit en avoir un ), elle assène : " Parce qu’il n’était plus admissible que le Cameroun figure systématiquement en tête des classements des États les plus corrompus de la planète ; qu’il était notoire que le PAD était la vache à lait de quelques-uns au détriment du plus grand nombre ; et que la Banque mondiale et le FMI ont exercé sur elles de fortes pressions, les autorités camerounaises se sont résolues à ouvrir la chasse à la corruption......" Corruption ? Le mot est lâché: le Colonel Edouard Etonde Ekoto est un corrompu ! N'en doutez pas, c'est Marianne Meunier qui l'a écrit.

Or, ce que n'a pas dit pas cette dernière, comme l'a souligné Maitre Martine Mbongo Bwame, avocate du collectif Edouard Etonde Ekoto, dans son droit de réponse à Jeune Afrique: "la déclaration de culpabilité d'Edouard ETONDE EKOTO ne procède d'aucun fait établi, mais bien au contraire, les deux chefs d'accusation retenus pour sa condamnation sont clairement ressortis dans le jugement comme ne participant d'aucun fait à lui imputable" Que faut-il ajouter ? Rien, si ce n'est qu’il ne reste plus aux dirigeants de Jeune Afrique, Bechir Ben Yamed et François Soudan, celui là qui s'était auto-censuré sur l'affaire du courrier de Rachida Dati, qu’ à publier, conformément aux lois et règlements, le droit de réponse, ci-dessous. Nous ne doutons pas qu’ils l’ont bien reçu depuis deux semaines déjà. A défaut, les lecteurs et internautes en déduiront ce qui relèverait de l'évidence, à savoir que le bi-mensuel panafricain s'est couché devant la raison d'Etat à la sauce Françafricaine, plus précisément camerounaise.

L3E

Douala, le 07 janvier 2008

A

Monsieur le Directeur

de Publication de

JEUNE AFRIQUE

M. Béchir BEN YAHMED

Objet : Droit de réponse du Colonel ETONDE EKOTO

Monsieur le Directeur de Publication,

Nous avons été sollicités par le Colonel Edouard ETONDE EKOTO dont nous sommes les Conseils, à l'effet de vous transmettre pour publication, conformément aux lois et règlements, son Droit de réponse relativement à l'article le désignant et paru dans l'hebdomadaire JEUNE AFRIQUE n°2449, feuille du 16 au 22 décembre 2007 en page 24 par la plume de Marianne MEUNIER, sous l'intitulé "Corruption A Douala, la chasse continue".
Autant il est bien curieux que l'article en cause, monté sur une page de l'édition précédente de votre publication sous n°2448 du 09 au 15 décembre 2007, se trouve inséré de manière insolite dans l'édition ci-dessus visée, toute chose relativisant l'objectivité de l'analyse faite du jugement rendu... Ie 13 décembre, autant la tonalité donnée à l'élément publié et les sous-entendus entretenus, appellent les éclaircissements ci-après pour la bonne information de vos lecteurs.

1°) En ce que le Jugement dont votre article est censé donner le compte-rendu n'est pas définitif comme frappé d'appel à ce jour, l'affirmation péremptoire «le flamboyant Edouard Etonde Ekoto devrait passer en prison les quinze prochaines années» pourrait paraître insidieuse en l'état.

En cela, outre que la déclaration de culpabilité d'Edouard ETONDE EKOTO ne procède d'aucun fait établi, mais bien au contraire, les deux chefs d'accusation retenus pour sa condamnation sont clairement ressortis dans le jugement comme ne participant d'aucun fait à lui imputable.

2°) Votre article met en avant le préjudice allégué pour l'Etat à 40 milliards de francs Cfa, soit

63,2 millions d'euros (à l'ouverture du procès) et omet tout aussi insidieusement de dire que dans le verdict, à peine 12 milliards de francs Cfa (soit 18,3 millions d’euros) sont retenus.

Encore que cette décision retient paradoxalement et pour le seul besoin de chiffres à fort impact dans l'opinion, la somme de 900 millions (environ 1,4 million d’euros) comme "détournée" par ETONDE EKOTO en coaction avec le Directeur Général SIYAM SIWE, alors même que ledit jugement reconnaît qu'il ne s'est pas approprié les sommes à lui ainsi imputées, dès lors que celles-ci ont dûment été négociées et réglées à son insu par le Directeur général à des tiers qui l'ont reconnu.

Nous vous prions de noter pour l’édification de vos lecteurs, gens avertis, que tous les procès en cours ne portent aucunement sur la lutte contre la corruption qui procède de l'article 134 du Code pénal camerounais. Celle-ci n'est encore visée à ce jour par aucun procès, dès lors que les poursuites menées en l'espèce contre les dirigeants des sociétés en violation des dispositions légales en la matière, ne visent qu'à criminaliser en détournement de deniers publics, les actes de gestion que la loi camerounaise en conformité avec les actes communautaires de l'OHADA, qualifie d'abus de biens sociaux.
Aussi, vous remerciant pour la bonne règle, de la publication diligente du présent Droit de réponse comme vous avez déjà eu à le faire précédemment, et de la qualité du traitement à venir de l'information dans ce procès aux motifs manifestement non élucidés au Cameroun – connaissant bien le « flamboyant Edouard Etonde Ekoto », vous vous doutez bien que ce dossier est loin d’être clos.

Veuillez croire, Monsieur le Directeur de publication, à l'assurance de nos sentiments distingués.

Maître Martine MBONGO BWAME

Avocate du Colonel Etonde-Ekoto

jeudi 17 janvier 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: POURQUOI IL N'EST COUPABLE DE RIEN !


"le flamboyant Edouard Etonde Ekoto devrait passer en prison les quinze prochaines années",a honteusement titré le mensuel Jeune Afrique, dans un numéro de décembre 2007, qui a manifestement choisi de hurler avec les loups, c'est à dire avec le pouvoir camerounais et les médias locaux aux ordres. L'ancien délégué du gouvernement est en prison depuis le 13 décembre dernier, il n'en a pas terminé avec la justice puisqu'il est désormais sous le coup d'une nouvelle inculpation dans l'enquête sur la CUD Finance, dont Lamine Mbassa, le directeur le directeur des affaires économiques et financières, est désormais, lui aussi, emprisonné. C'est dire si au Cameroun, il est plus facile d'envoyer des "coupables" en prison que de signer des lettres d'accréditation pour les nouveaux ambassadeurs étrangers. Bref, passons. Et si l'on revenait sur ce qui a justifié l'emprisonnement du "flamboyant Edouard Etonde Ekoto" ? N'est-il pas celui qui a dépouillé le Cameroun, le plongeant dans le marasme que l'on constate depuis bientôt trois décennies ? C'est bien ce que veut faire croire le pouvoir en place. Or, il n'en est rien, contrairement à ce que colportent des "journalistes" commis à la tâche, celle de salir la réputation d'un homme patriote, bâtisseur et intègre. Le colonel Edouard Etonde Ekoto serait-il le prévaricateur dont l'homme de la rue commente la descente aux enfers ? Non !

A ce propos, on peut, lire sur le site Affaire3E une très bonne analyse du procès sur le détournement de fonds du PAD. Un observateur très bien informé donne son point de vue, revient sur quelques points fondamentaux pour mieux cerner la dimension "politique" du verdict du 13 décembre dernier. Comme vous l'avez déjà lu sur ce blog, ,
les charges retenues contre le Colonel Edouard Etonde Ekoto étaient sans fondement, donc dénuées de bon sens. C'est ce que rapporte encore cet observateur quand il affirme:"D’après des journalistes locaux qui ont suivi le procès de bout en bout, le dossier contre lui est vide et n’a pas de sens. Qu’ils l’aiment ou pas en tant que personne, sur les faits ils pensent qu’aucun détournement n’a été prouvé dans son cas."

Ensuite, en parlant des 900 millions qui sont imputés au Colonel Edouard Etonde Ekoto, il précise qu'il n'a touché que 20 millions ( et encore, la somme a été versé au trésorier du RDPC), sachant que les 11 autres administrateurs, qui ont chacun perçu, eux, entre 5 et 10 millions, conformément à une résolution du conseil d’administration, n'ont pas été emprisonnés. Pourquoi ? Ils ont eu un non-lieu dès la phase d’instruction. Or, la justice s'est entêtée à accuser l'ancien délégué du gouvernement d'avoir "distrait toute la prime de 400 millions" avec le Directeur général du PAD, Siyam Siewé. Ce qui lui fait dire: "il faut des coupables à la justice sinon ça ne fera pas très sérieux."

Enfin, concernant la deuxième accusation relative à l'affaire de la société AITI, dans laquelle le pouvoir camerounais parle d'un détournement de fonds de 500 millions de francs CFA au profit du Colonel Edouard Etonde Ekoto, le responsable de ladite société a "affirmé sous serment qu’il les avaient touchés, et les traites ont été produites. C’était en indemnisation pour ses investissements au port de Tiko quand celui-ci a été réquisitionné par l’armée à cause des tensions à Bakassi."

Conclusion, d'après cet observateur, il ne faudrait donc pas être surpris qu'il y ait d'autres affaires, comme celle de la CUD Finance, pour crédibiliser la thèse sur la culpabilité du Colonel Etonde Ekoto."C’est ce qui se reproduit à la CUD, du moins pour l’instant. Car on ne l’indexe pas pour la gestion de la structure, mais pour l’emprunt obligataire de CUD Finances dont il n’était encore une fois que le président du conseil. Un titre plus honorifique qu’autre chose.", remarque t-il judicieusement. Comme quoi, le Cameroun se voile la face, la question est de savoir jusqu'à quand ?

L3E