samedi 1 novembre 2008

A BAKASSI CELA CHAUFFE MAIS LE POUVOIR REGARDE AILLEURS !

Dans le dernier article que vous pouviez lire ICI, il était question de l'hospitalisation de 3E dont le pouvoir se servait comme écran de fumée pendant que Bakassi s'emflammait progressivement.Le moins qu'on puisse dire, c'est que la situation devient intenable, comme en témoigne la charge nouvelle des rebelles du delta du Niger qui ont pris en otages dix employés de la société Bourbon, dont six Français, au large des côtes camerounaises et ont menacé de commencer à les tuer "si le gouvernement camerounais ne répondait pas à leurs demandes dans un délai de trois jours",a déclaré le colonel Ebi Dari, chef du Conseil de sécurité et de défense du delta du Niger (CSDDN, mouvement rebelle).
Aux dernières nouvelles, les rebelles seraient revenus sur leur menace initiale de tuer leurs otages, expliquant leur revirement par leur volonté de garder la main face au pouvoir camerounais :"Nous en avons discuté entre nous, nous avons décidé de changer de stratégie, nous ne les tuerons pas", a-t-il dit en anglais. Il n'a pas évoqué le sort des quatre autres personnes prises en otages simultanément, deux Camerounais, un Tunisien et un Sénégalais."..."Nous n'avons aucun problème avec le gouvernement français et nous n'aurions rien à gagner à tuer les Français. Nous affirmons maintenant que leur sécurité est garantie et que nous ne voulons tuer aucun citoyen français".
Pour information,
les rebelles du delta du Niger ont, par le passé, demandé au Cameroun et au Nigeria de renégocier les termes du jugement de la Cour internationale reconnaissant la cession, et de verser des dédommagements aux ressortissants nigérians de Bakassi qui ont choisi de quitter la péninsule et de s'installer dans leur pays.Or, ils n'ont toujours rien vu venir de la part du pouvoir camerounais.
Rien de bien surprenant puisque, selon des sources fiables, le président camerounais est en permanence aux abonnés absents, comme en ce moment où il effectue un voyage "officiel".... depuis bientôt deux mois en Europe. Et pendant ce temps là, son pays occupe le devant de l'actualité. A part ça, tout va bien, les camerounais peuvent dormir tranquilles.Le pouvoir les rassure avec "l'opération épervier" et l'arrestation de 3E. Quel foutage de gueule !
A2N

mardi 21 octobre 2008

LA SANTE DU COLONEL OCCULTE LE VOLCAN DE BAKASSI !

Le Colonel Edouard Etonde Ekoto est hospitalisé depuis quelques jours. Cette nouvelle provoque des insomnies et alimente tous les fantasmes chez l'homme de la rue. Quand, certains s'interrogent sur la véracité des maux qui l'ont conduit à l'hôpital, d'autres brandissent le complot, celui qui viserait à le soustraire du bagne du New-Bell. Que d'histoires !
En réalité, il n'y a rien de bien mystérieux dans cette hospitalisation, comme le rapporte
le site Camerounlink:"Pour obtenir cette évacuation, il a fallu l’autorisation du régisseur après avis favorable et motivé du médecin de l’infirmerie de la prison centrale de Douala. Depuis plusieurs jours en effet, le colonel ressent des douleurs aigues au niveau de sa ceinture rénale. Il n’arrive pas à s’asseoir aisément, ni à se mettre debout facilement."
Sinon, pendant que le pouvoir oriente l'attention du peuple sur le cas 3E,
il se passe des choses plus graves dans la zone de Bakassi. A la frontière avec le Nigeria, les forces de sécurité camerounaises font face aux attaques permanentes de combattants, ceux du Conseil de sécurité et de défense du delta du Niger (NDDSC).Le groupe armé défend les intérêts des Nigérians forcés de quitter la péninsule après sa cession au Cameroun en août dernier, déclare son porte-parole, qui annonce qu'il y aura d'autres offensives. Comme quoi, le DANGER n'est pas le Colonel Edouard Etonde Ekoto, bien au contraire, il fait toujours partie des solutions. Qu'en pense le monarque au pouvoir ?

L3E

mardi 7 octobre 2008

LE CAMEROUN MARCHE SUR LA TÊTE !

"Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage", comme le dit ce proverbe si Africain. Ce n'est certainement pas Théodore Ejangue, président de la Cmf, commission des marchés financiers, qui dira le contraire dans l'affaire de la CUD FINANCE. Et pour cause, cet autre porte-flingue au service de sa majesté d'Etoudi a chargé l’ex-délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, le Colonel Edouard Etonde Ekoto, qu'il a accusé d'indélicatesse dans le choix de prestataires, Iroko Securities Ltd, Iroko Financial Products, n'ayant pas été habilités par les autorités politiques locales, et de "diffusion d’informations fausses et trompeuses concernant l’objet de l’emprunt et le détournement dudit objet." Et pourtant, c'est ce qui rend l'accusation stupéfiante, on rappellera que le procédé utilisé par l'ancien délégué du gouvernement et ses proches collaborateurs a été salué puisque couronné de succès. Au point même que le ministre de l’Economie et des Finances, qui s’exprimait vendredi, 20 avril dernier, face au patronat et aux responsables de la Chambre de Commerce, entendait s'inspirer de la méthode, histoire de dynamiser le secteur privé. Et comme l'a rapporté la presse camerounaise, "Depuis le 16 avril 2007, le trésor public de Côte d’Ivoire a lancé un emprunt obligataire par appel public à l’épargne", copiant ainsi cette formidable initiative, la première du genre en Afrique sub-saharienne. C’était en avril 2005. C'est dire si l'accusation de la CMF dans le quotidien gouvernemental n'était qu'une énième opération de propagande contre l'ancien homme fort de Douala.
Le moins qu'on puisse dire,
c'est que la manoeuvre était trop cousue de fil blanc pour ne pas éveiller les soupçons des observateurs de ce dossier, lesquels n'y ont vu qu'un règlement de comptes visant à clouer définitivement le bec au colonel Edouard Etonde Ekoto,alors que d'autres évoquaient carrément "une suite des querelles villageoises" entre les natifs de Douala. Pas bien glorieux !
Le Cameroun marche définitivement sur la tête, et ce n'est pas prêt de s'arrêter, comme le démontre par l'absurde
ce dysfontionnement au plus haut sommet de l'Etat, où il est question de confidences faites par Paul Biya à des visiteurs français, et cerise sur la gâteau, la fuite proviendrait du secrétaire général de la présidence de la République, Laurent Esso, en date du "3 octobrre 2008 ". Et une faute d'orthographe pour habiller la boulette et le mois d'octobre. C'est tout simplement camerounais !

L3E

lundi 22 septembre 2008

AFFAIRE 3 E: L'ETAT CHARGE ENCORE LA BARQUE

Au pays de Mr Propre, il semble que la corruption gagne pourtant du terrain. C'est bien le quotidien Le Messager, qui en parle à propos des établissements publics :"si les organisations spécialisées dans la lutte contre la corruption s’activent à établir le baromètre des institutions les plus corrompues, le secteur de l’éducation remporterait la palme d’or...." A quoi sert donc l'opération Epervier ? Tout simplement à donner une nouvelle virginité à Paul Biya en vue de l'élection présidentielle de 2011, mais surtout à liquider une forte tête comme le Colonel Edouard Etonde Ekoto.Vous en doutiez encore?
On apprend que ce dernier est encore impliqué dans une nouvelle affaire financière, celle de la CUD Finance. "Dans un extrait de son bulletin officiel publié par Cameroon tribune dans sa livraison d’hier 1er Août 2008, la Commission des marchés financiers (Cmf), l’organisme du marché boursier, reconnaît l’ancien délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala (Cud), coupable de "complicité dans l’attribution d’un mandat de prestataire de services d’investissements à des personnes non agréées et non habilitées, de détournement de l’objet de l’emprunt et fausse déclaration sur l’objet dudit emprunt, ainsi que sur la souscription et le versement du capital social de Cud Finance".
Pour information, le succès de l'opération de l'emprunt dit obligataire a dépassé tous les espoirs.Mieux encore; "la décision de la Commission des marchés financiers a été prise de manière collégiale, collège constitué de dix membres, représentants les ministères des finances de la justice, les établissements de crédits, les prestataires de services d’investissement entre autres. Le président du Gicam, André Siaka siège au sein de ce collège". Cherchez l'erreur !
Comme le dit le vieux proverbe africain "Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage". Pour Me Likallé, du collectif des avocats d’Edouard Etondè Ekoto:"les sanctions de commissions des marchés financiers sont illégales. Il s’agit d’une opération montée de manière régulière en son temps par le colonel. Cette décision a été prise pour satisfaire ceux qui tire les ficelles dans l’ombre". Qui peut dire le contraire ?

L3E

lundi 1 septembre 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: DES MILLIONS EN PRISON.....QUE FAIT LE FBI ???

http://www.postwatchmagazine.com/images/2007/12/18/biya_fache_3.gif
Dans le dernier billet paru ICI, vous découvriez que le monarque tout puissant du Cameroun confiait au FBI la traque des comptes des copains mafieux. Forcément, ça ne pouvait que faire rire dans les chaumières. En voici une autre information qui devrait faire rire encore plus. On apprend que la police camerounaise a lancé une opération d'envergure dans le prison de Nkondengui, afin de débusquer des millions de francs CFA contenus dans les mallettes de délinquants à cols blancs qui sont emprisonnés dans le cadre de l'opération "Epervier". Info ou intox ? D'ici à ce que les pandores se lancent à l'assaut des milliards de dollars planqués dans le palais d'Etoudi, il n'y a qu'un pas. Qu'attend donc le FBI pour y envoyer des commandos marins ?

L3E

lundi 18 août 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: BIYA ECHAPPERA T-IL AU FBI ???

Corruption au Cameroun : Paul Biya fait appel la Police fédérale américaine (FBI)
A propos de l'opération dite "épervier", campagne d’assainissement de la gestion des entreprises d’Etat, on apprend que le Cameroun aurait sollicité Le FBI ( Federal bureau of investigation), c'est à dire la Police fédérale américaine, pour enquêter sur d’importantes sommes d’argent détournées et parquées dans les paradis fiscaux à l’étranger.
Or, c'est là où le bât blesse, il se pose sérieusement la question de la crédibilité du pouvoir camerounais, comme l'indique la confession d'un diplomate étasunien:" Le plus difficile dans cette opération ( Epervier) est de mettre tout le monde en prison, parce que plus ou moins tout le monde est trempé". Comprenez par là que, malgré la propagande gouvernementale et les arrestations spectaculaires justifiées pour certains voleurs reconnus, non justifiées pour d'autres, notamment le Colonel Edouard Etonde Ekoto, le chef du gang des voleurs est toujours libre. Pire, comme pour mieux se moquer des camerounais, il joue même les procureurs depuis son palais présidentiel et envisage de rester éternellement au pouvoir, après être parvenu à imposer une réforme constitutionnelle au forceps. Après ça, il faudra être bien naïf pour croire que l'opération "Epervier" n'est pas une farce imaginée par Paul Biya et ses acolytes.C'est bien ce que vous avez toujours lu sur ce blog, n'est ce pas ? En attendant que le chef des délinquants économiques se fasse épingler un jour, on devrait s'attendre à le voir récupérer la dernière victoire de la formidable Françoise Mbango Etone aux JO de Pékin. Comme quoi, il faut une sacrée dose de culot pour être un dictateur en Afrique.

L3E

mardi 5 août 2008

AFFAIRE ETONDE EKOTO: LA JUSTICE SELON PAUL BIYA !!!

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La énième audience en appel dans l'affaire PAD n'a rien apporté de nouveau. Le juge du Tribunal de grande instance (Tgi) du Wouri a joué le rôle que lui a confié le premier magistrat du Cameroun, en restant partial au lieu d’être arbitre entre l’accusé qu’il est, et l’entreprise portuaire. Conséquence: les accusés resteront donc en prison, et il devrait en être ainsi jusqu'en 2011, date de la prochaine échéance présidentielle.
Le ridicule a, une fois encore, été atteint avec le ministère public répétant sans conviction des accusations pourtant démontées par les avocats des accusés, notamment ceux du Colonel Edouard Etonde Ekoto et Alphonse Siyam Siwé, ancien DG du PAD. Ce procès est une farce !
C'est aussi ce que remarque Stéphane E, internaute sur le site du journal lejourquotidien: "Dans un pays normal ou la Justice n'est pas aux ordres, ce proces n'aurait jamais ete ouvert, tant il repose sur des supputations et diffamations ciblees, et l'information judiciare n'a ete menee que dans le butu d'arriver a condamner certaines personnes." Avant de conclure : " On a bien vu que l'accusation n'a pas pu apporter un debut de preuves a toutes les bombes qu'ils avaient promises dans les journaux dans la campagne de diffamation ayant precede l'arrestation de MM Siyam et des autres. C'est triste, mais l'avenir nous éclairera."
Il n'y a plus qu'à espérer que la nature s'invite dans ce duel entre le prince d'Etoudi et ceux qu'il a jeté lâchement en prison, au prétexte de lutte contre la corruption. Qu'on ne s'y trompe pas, le véritable bénéficiaire de ce qui se passe au Cameroun est Paul Biya. C'est bien lui le véritable maître de l’opération Epervier. Certaines anecdotes font d’ailleurs état de ce qu’il aurait été approché par certaines personnalités qui souhaitaient plaider la cause des leurs, inquiétés par les auditions. Or, le Colonel Edouard Etonde Ekoto est resté droit dans ses bottes, persuadé que sa probité morale et ses réalisations à la CUD lui éviteraient des ennuis. C'était sans compter sur le cynisme du Chef de l'Etat camerounais qui a imaginé une opération "mains propres" destinée, selon lui, aux "criminels à col blanc qui se sont enrichis aux dépens de la fortune publique devront rendre gorge". ( Congrès du RDPC, juillet 2006). Quelle plaisanterie !
"La charité bien ordonnée commençant par soi-même", il a oublié de se prendre en exemple, histoire de donner du poids à l'opération "Epervier" . N'est-il pas au pouvoir depuis un quart de siècle déjà?

L3E